dimanche , 23 septembre 2018
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Archive



Quelle est votre formation, avant d’être musicien ?
Darius Keeler & Pollard Berrier: On n’a pas vraiment de formation avant la musique. Après la high school, on s’est directement et naturellement tournés vers la musique. Bien sûr, on a eu quelques petits jobs entre-deux, mais on a tous deux sorti un album alors qu’on avait tout juste 19 ans. Ce qui ne nous a pas vraiment laissé le temps de faire autre chose, tu vois ?

Mais est-ce que ces expériences ont influencé votre manière de jouer ?
Je crois que quoi que tu fasses, tout est matière à t’influencer. Les situations de tous les jours, les gens que tu rencontres, les petits boulots que tu fais qui ne te plaisent pas, tout ça t’influence.

Et alors vous décririez comment votre musique?
Je pense qu’on a de la peine à le faire car on est en quelque sorte un collectif «d’inadaptés», et on mélange nos influences, sensations etc. de manière à créer Archive. Mais si on voulait coller une étiquette à Archive, je dirais qu’on est progressifs. Pas prog-rock, hein, mais progressif ! Electronic rock band, ou un truc comme ça.

Quels sont les thèmes les plus récurrents dans votre musique?
Je crois qu’on essaie toujours de construire. Mais l’émotion ou la provocation, d’une certaine manière, sont récurrents. Mais l’honnêteté est toujours au cœur de ce qu’on fait (Quel groupe serait assez bête pour dire le contraire? – NdlA).

Avez-vous toujours des contacts avec Suzanne Wooder ou Craig Walker ?
Non, plus aucun. Suzanne n’était pas vraiment dans le trip musique, je veux dire comme manière de vivre. Elle était un peu réticente à pas mal de choses. Alors quand elle a quitté le navire, on n’a pas gardé de contact avec elle. Quant à Craig, il m’a tellement emmerdé que je n’ai plus envie de le revoir. C’est pas trop le genre de gars avec qui je serais ami. Par contre je revois de temps à autre Roya et Rosko qui ont participé à Londinium.

Darius, tu es le noyau d’Archive avec Danny. Considères-tu les autres musiciens comme faisant complètement partie du groupe ou étant juste des «satellites» ou alors des musiciens temporairement dans le groupe ?
Darius : Il faut demander à Pollard…
Pollard : Je crois qu’il faut vivre le truc et advienne que pourra. Personne n’est irremplaçable. Personne ne possède quoi que ce soit. Si je deviens fou avec ce groupe, ou si je leur tape sur le système, j’ai meilleur temps de me casser.
Darius : Avec Pollard tout est très différent, c’est un mec qui est actif dans plein de trucs, notamment les films. Alors ça nous donne un nouveau souffle, on a des projets très différents. On a été actifs en tout et pour tout pendant douze ans, alors avec ces perspectives que nous amène Pollard, si on peut l’être encore pendant vingt ans, tant mieux !

Et comment gérez-vous, vis-à-vis du public, le fait que Archive change souvent de chanteur/chanteuse ? C’est pas difficile à faire accepter, ça?
C’était Archive avant, ça l’est maintenant. Et tout a une fin. Ce genre de situation a déjà été vécue par des milliers de personnes, on ne fait que recycler en quelque sorte. Mais une formation dans laquelle on peut aller et venir, je trouve ça excitant. Et au fond, on vit notre truc, on s’en fout pas mal de ce que pensent les fans. Encore une fois on fait de la musique honnête, donc à partir de là, les gens suivent ou non…

Vous soutenez Friends of the Earth (http://www.foe.co.uk/). Vous pensez avoir quelque chose à apporter à cette organisation?
Oui. Nous pensons être gâtés de vivre sur cette planète. Et si nous pouvons soutenir une organisation active dans la protection de l’environnement, alors c’est bien. C’est aussi simple que ça.

Mais que faites-vous exactement?
De la recherche de fonds, on donne notre argent également.

Mais par exemple, durant les tournées, utilisez-vous le train plutôt que les gros semi-remorques?
Non, certainement pas. Notre groupe doit bouger rapidement, et à cause de ça, on ne peut malheureusement pas utiliser des transports «propres». Mais par exemple, je n’ai pas de voiture. Je recycle etc., donc l’un dans l’autre, c’est assez crédible.

Qu’écoutez-vous en ce moment?
Godspeed! You Black Emperor est un des trucs qui nous branchent.

Votre plus grand regret?
On n’en a pas vraiment. On n’a pas vraiment fait d’assez grosses conneries pour regretter (rires). On a des petites choses qu’on regrette, bien sûr, mais des trucs que tout le monde a vécu.

Vinyl, CD or MP3?
Bof, l’industrie de la musique change tellement… Et la musique n’a pas à être sur un support plutôt qu’un autre, c’est invisible. Ça se passe dans ta tête d’abord.

Darius, dis-moi quelque chose que tu n’as jamais dit à un journaliste auparavant…
Je me rase les couilles.


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