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Paléo Festival 07, mercredi


Mercredi 25 juillet


C’est sous un soleil radieux que s’ouvre ce mercredi 25 juillet et c’est Donavon Frankenreiter et son surf rock gentillet qui se charge d’entretenir les festivaliers qui arrivent gentiment. Ami de Jack Johnson, la musique de Donavon mêle rock, pop, soul et funk dans un style très léger et aérien, à l’image de "Move By Yourself" ou "Such A Night". Rien de transcendant, mais un très bon départ pour un début de soirée ensoleillé. À la fin de la performance, il n’y a pas de temps à perdre si nous ne voulons pas manquer Clap Your Hands Say Yeah sous le chapiteau. Tous de Philadelphie, ils jouent ici leur dernière date européenne avant leur départ au Japon. Depuis leur performance à Montreux l’année passée, leur présence scénique s’est nettement améliorée et confère de ce fait à leurs morceaux toute leur qualité. D’ailleurs le chapiteau se remplira au fur et à mesure pour finir complètement plein, en faceur de Alec Ounsworth et de son timbre de voix si addictif. Presque tous les titres sont joués, les morceaux s’enchaîent les uns après les autres, le plaisir est là. Une excellente surprise pour la majeure partie du public, une consécration pour les fans. Pas de temps à perdre ensuite, direction Grande Scène pour voir les Canadiens de Arcade Fire. Nombreux sur scène, avec un long rideau en toile de fond sur lequel est projeté la fameuse "Neon Bible". Le concert commence tranquillement avec une pointe lors de "No Cars Go" et une reprise de "Poupée de Cire, Poupée de Son". Des néons étaient disposés verticalement sur le devant de la scène, et la divisaient en plusieurs morceaux. Lorsque la nuit est tombée, l’image féérique dégagée par cette vision n’a fait qu’accentuer encore la puissance de cette prestation déjà extraordinaire. Et lorsqu’on retentit les premières notes de "Rebellion (Lies)", la foule est partie en délire total, oubliant passé, présent, espace et temps. Les programmateurs ne s’y sont pas trompés, Arcad Fire est immanquable.
Marche rapide ensuite pour se rendre devant la scène FMR sur laquelle se produisent nos amis lausannois de Kruger. Un live sans concession, d’une rare violence, avec un frontman qui n’hésite pas à grimper sur les infrastructures de la scène ou du mini chapiteau pour son public bien-aimé. La sauvagerie est telle que sur le devant de la scène, ce n’est pas un pogo auquel nous assistons, mais à un véritable affrontement consenti, dont deux individus finiront ensanglanté pour leur plus grand plaisir. Comme quoi, mieux vaut un public de 100 personnes converties qu’un public de 10’000 personnes qui ignorent pourquoi elles sont là. Un des moments forts de ce festival, auquel même Alec et Shaun de Clap Your Hands Say Yeah ont assistés, enchantés de la prestation de Reno et de ses acolytes. Tant d’émotion que AaRON et Midlake nous sont passés sous le nez…!
Björk, quant à elle, a livré un show  impressionnant, dans lequel elle a réussi à intégrer tous ce qui constitue son univers: la nature avec un fond de scène parfois transparent qui laissait voir les arbres, les nombreux costumes aux couleurs singulières, les orchestres de musiciens classiques, des danseuses, des chorégraphies qui ressemblaient à des performances artistiques et elle, petite diva islandaise en devant de scène, qui surplombait ces quelques dizaines de milliers de personnes, sans prétention, dans le seul but de partager un moment d’art total. Les morceaux sont restés assez fidèles à ce que nous livrent les albums, à l’exception d’un rappel d’anthologie où le show a viré quasiment techno. C’est dans un déluge de décibels que la belle Björk a salué son public du Paléo, comme une amie.

Photos ©Paléo Festival


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