mercredi , 19 septembre 2018
Vous êtes ici : Accueil » Concerts » Paléo Festival, jeudi

Paléo Festival, jeudi


Jeudi 26 juillet 07


Ce jeudi à Paléo, c’est à une véritable quête du rock que l’on s’attelle entre variété plutôt commerciale, world music, slam et hip hop. L’aventure débute dans la tente Marlboro à 17h30 avec nos amis de Guess What qui nous livrent un concert surprenant. Toujours aussi charismatique, Christian se déchaîne comme s’il jouait devant des centaines de personnes et Steve a rajouté de la distorsion à sa guitare sur de nombreux morceaux, pour notre plus grand plaisir. Le public, bien que – force est de le reconnaître – pas très nombreux, accroche complétement et il est très rare de voir quelqu’un quitter la tente durant le set. Guess What gagnent à être connus et l’on se réjouit déjà de l’album qui va succéder à leur EP High Heels for Dirty Girls. C’est ensuite vers la scène FMR que nous nous dirigeons pour accorder quelque attention à la formation genevoise Catcha qui s’y produit avant les excellents Zurichois de Redwood. Pop gentille, mélodies agréables, sans plus. On aurait même de la peine à dire si cette formation pourrait avoir un réel potentiel, tant les influences et clichés pop occupent chaque note au détriment d’un réel caractère. Sans être mauvais, Catcha ne fait toutefois pas rêver non plus.
Changement de registre avec Robert Plant & The Strange Sensation. L’ancien frontman de Led Zeppelin est plus en forme que jamais et nous gratifie d’un concert magistral, d’un moment de virtuosité hors du commun en cette journée qui privilégiait des styles plutôt différent de celui-ci. Crinière de lion et cheveux au vent, ce Monsieur de 58 ans n’a rien perdu de sa verve rock et de son timbre led zeppelinien. Le public aura même droit à un long rappel après quelques phrases prononcées dans un français très correct. Un grand moment qui nous prouve que nos vieilles gloires garderont toujours une certaine autorité par rapport à ce que l’on considère comme incontournable aujourd’hui, et une certaine capacité à nous faire relativiser cela, après les avoir entendus.
C’est ensuite avec Alamo Race Track que l’on a rendez-vous, sous le Club Tent. Le public est plutôt disséminé et composé de renégats qui ont eu mieux à faire que d’aller assister au concert de Stress ou de P!nk. L’on croise pas mal de têtes connues qui se sont toujours distinguées par un goût pointu et certain dans ce qui se faisait de meilleur dans la scène rock contemporaine. Les Hollandais entrent en sous les applaudissements et hurlements de leur admirateurs en délire. Bien que peu nombreuses, les personnes présentes savent ce qu’elles sont venues voir et donnent tout pour quelques riffs bien tranchés. Venus défendre leur nouvel effort, Black Cat John Brown, Alamo Race Track déploie une énergie très communicative sur scène. Les morceaux s’alignent sans interruption, les musiciens sont chaleureux et sans rien n’avoir vu passer le concert est terminé. La touche finale mérite cependant que l’on s’y attarde. C’est après une reprise de Neil Young, "Helpless", non prévue au programme, sous forme d’hommage de vingt minutes, que la formation a quitté la scène, laissant un public pantois d’admiration et essayant tant bien que mal de faire revenir le groupe sur scène. Au vu du timing serré, c’est malheureusement sans succès que les fans se sont époumonés. Par contre, ceux qui sont restés plus tard sur le site du festival ont pu avoir la chance de fêter avec ces rockstars d’Amsterdam jusqu’au petit matin, ces derniers ayant quittés leur backstage pour s’imprégner de l’atmosphère si propre et particulière de ce festival pas comme les autres.

Photo @Paléo Festival

Vidéo: Guess What, "High Heels for Dirty Girls".


Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Revenir en haut de la page