vendredi , 21 septembre 2018
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Idlewild

Make Another World

Phonag


Après avoir quitté EMI pour Sanctuary Records, la formation originaire d’Ecosse revient pour le meilleur sous le feu de la rampe avec Make Another World. Les personnes qui eurent le plaisir de connaître Remote Part ou encore 100 Broken Windows, n’y verront peut-être pas de grands changements. Par contre, le néophyte devrait y trouver son compte assez rapidement. Alors Idlewild, musique de teenagers ou punk-rock à part entière?

Le sentiment personnel est mitigé après quelques minutes d’écoute seulement. Le travail navigue dans les eaux claires d’un style rock, voire punk beaucoup trop propre. "In Competition For The Worst Time" a du mal à convaincre, car ce titre sonne quelque peu trop facile d’accès et manque véritablement d’allant.

Il faut donc attendre la seconde plage, «Everything» pour se laisser aller et se faire réellement plaisir. Et là, ça déménage furieusement ! Comme une tornade, les riffs provocants de la guitare entraînent l’écoute dans une fraîcheur candide plus que bienvenue tout en conservant un maximum de mélodie. Respect.

La voix juvénile mais brillamment édulcorée de «Rody Woomble» demeure fidèle à elle-même, juste rocailleuse ce qu’il faut pour conférer à cet opus une dose de chaleur humaine. En parallèle «No Emotion» souffle un vent de renouveau sur des années 80-90 qui prennent un bain de jouvence avec une pointe de malice et d’insouciance.

Les titres défilent rapidement, jusqu’au bijou de l’album. Flamboyant «A Ghost In The Arcade», apparaît comme une évidence. C’est le single à ne pas rater! D’entrée de jeu, il remet les idées en place et ravi les sens ; mélodie, guitare furieuse, rien n’a été laissé au hasard. Suit de très près «Once In Your Life» plage qui entre en total contradiction avec le reste de l’album. Ce morceau est vraiment spécial. Il entraîne lentement mais sûrement l’auditeur un peu plus loin sur les chemins sinueux de la réflexion, en grimpant d’un niveau pour faire face à une réalité un peu moins subjective.

Le Royaume-Uni  dispose indéniablement d’excellentes formations dont la réputation n’est plus à faire et Idlewild en fait largement partie.  Dès lors on leur pardonne bien volontiers cette difficulté que le groupe éprouve à se renouveler, tant le résultat est équivoque. C’est plaisant et ça mérite le détour, ne serait-ce que pour s’évader temporairement dans un oasis musical sympathique et optimiste.


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