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Vit’Fait

Spécial 2014

CHRONIQUES – On ne voulait pas quitter l’année 2014 sans vous présenter quelques albums qu’on n’a pas eu le temps de chroniquer. Choisie un peu au hasard, cette sélection éclectique vous permettra de découvrir certains groupes méconnus et d’autres déjà plus confirmés.

 

Dans les confirmés, il y a l’américain Mark Olson qui fut d’abord connu avec son groupe d’alternative country The Jayhawks. En plus d’autres projets, il a entamé une carrière solo il y a quelques années et GOOD-BYE LIZELLE est son 3ème album. Pour le coup, il s’est associé à la chanteuse norvégienne Ingunn Ringvold que l’on entend sur de nombreux titres. Le chanteur propose un univers folk très varié. Il s’entoure d’une douzaine de musiciens sur ce disque pour autant d’instruments différents, divers et variés. On vous passe la liste, vous la trouverez dans les crédits. L’album est par conséquent assez inconstant, mais ce n’est dérangeant. La voix mélodieuse et chaleureuse de Mark Olson reste l’élément principal et fédérateur de l’album. Avec toutes ces ambiances et tous ces instruments, on part presque par moment sur du world-folk. Peut-être que plus de simplicité aurait facilité l’écoute.

Label : Glitterhouse / Irascible

 

On change de décor avec du post-hardcore allemand, Mesdames et Messieurs voici Annisokay avec THE LUCID DREAMER. Ce jeune groupe a d’abord eu un certain succès au Japon avant de se faire un nom en Europe. Les mecs nous proposent du post-hardcore à tendance emo (Who Am I), avec de bonnes grosses nappes d’électro. Un son très jeune (la voix claire est d’ailleurs très juvénile), mais qui dit post-hardcore laisse présager des gros passages bien lourds, très techniques, très propres. On serait tenté de dire « presque trop propre ». On sent derrière que ça a bossé en studio pour un résultat attendu et très pro. Mais parfois on aime se laisser surprendre par des ambiances ou des trucs un peu bizarres et là, il n’y a rien qui détonne. On apprécie plutôt les passages hachés et hurlés (The Believer) que le côté emo et électro. Il semblerait qu’un nouvel album arrive tout bientôt et que ça fonctionne mieux. A vous de juger. Ou pas.

Label : SPV / Musikvertrieb

 

C’est marrant, en lisant quelques chroniques de Lust for Youth, j’ai lu qu’ils étaient d’abord Danois, puis Norvégiens et enfin Suédois. Comme quoi, il ne faut jamais croire les chroniques musicales. Bref, aux dernières nouvelles il semblerait quand même que la Suède soit le ticket gagnant. Les Scandinaves (je ne prends aucun risque) ont donc sorti leur 5ème album (INTERNATIONAL) l’année dernière. Pour apprécier le genre proposé, il faut être quelque peu nostalgique des années 80. En effet, le groupe s’éclate sur de la pop, synth-pop, new-wave qui rappelle les grands noms de la scène passée. L’écoute est plutôt agréable, mais soyons honnêtes, ce n’est pas l’album du siècle. On a parfois tendance à décrocher. Une impression de « déjà-entendu » se fait ressentir. Toutefois, il faut admettre qu’ils sont parfaits dans leur revival 80 et les amateurs du genre apprécieront sans doute cet album à sa juste valeur.

Label : Sacred Bones Record

 

Musée Mécanique est un groupe américain d’indie-folk originaire de Portland (USA). FROM SHORES OF SLEEP est leur deuxième album après une longue attente discographique. Parmi cette sélection, c’est sans doute notre coup de cœur. Cet album est rempli de tendresse, d’atmosphères planantes et de moments intimistes. On félicitera la production et les arrangements, car il faut une oreille très attentive pour découvrir toutes les subtilités et les nombreux instruments qui se cachent sur ce disque. Les voix (proches parfois de Fleet Foxes) ont quelques chose d’envoutant par moment (Castle Walls). Même si les mélodies sont rapidement perceptibles, on est bien loin de la musique mainstream et Musée Mécanique restera encore sans doute bien longtemps dans les sillons de la musique indépendante, souvent au dépend d’une médiatisation en adéquation avec leur talent. Profitez donc de cette petite pépite.

Label : Glitterhouse records / Irascible

 

Terminons avec du suisse et du punk. Ou du softcore selon la terminologie exacte. Suchas s’est formé en 1992, a sorti 3 albums, a tourné avec des grands noms de la scène punk – hardcore (Biohazard, Pennywise, Body Count) puis s’est séparé en 1996. 18 ans plus tard les voici de retour avec un 4ème album, INVISIBLE. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le trio n’a rien perdu de sa fougue. Tout au long de ces 10 titres, ça envoie sec, à coups de riffs incisifs et de rythmiques endiablées. L’esprit punk est bien là. La voix lointaine, souvent poussée s’adapte parfaitement au style du groupe. Suchas propose aussi des titres plus lents (Common). Mais soyons francs, c’est quand le trio met la gomme que ça nous plait le plus. Des titres comme "Syrian Moustache" et surtout "Juvenile" font partie de nos coups de cœur. Un retour réussi par la bande à Guido.

Label : Goldon Records


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