mercredi , 21 novembre 2018
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Vit’Fait 2015


CHRONIQUES – Nous ne voulions pas entamer cette nouvelle année sans évoquer quelques sorties 2015 que nous n’avons pas eu le temps de chroniquer. Voici donc une sélection de quelques disques qu’il nous paraissait important de vous faire (re)découvrir.

On file tout droit en Belgique pour s’attarder sur le premier album du groupe Paon. Un album éponyme sorti en mars qui fait suite à un EP (2013). Un groupe jeune, contemporain, qui propose une musique pop, légère, aux relents psyché. Un ensemble agréable qui s’écoute facilement, du matin jusqu’au soir. Les titres proposés ont leur identité propre et de pistes en pistes, on se fait surprendre. De "Plastic Flower" à "Cool Spot", en passant par "As Long as you need"… on découvre de nouvelles sonorités très intelligemment disposées. Pop-rock intello ? Dur à dire… mais le choix d’utiliser des parties du triptyque du Jardin des Délices de Jérôme Bosch (peintre néerlandais du XV et XVI siècle) pour illustrer la pochette est déjà une preuve de bon goût. Un groupe à suivre, sur les traces de MGMT

Label : 62 TV / PIAS

 

On change radicalement de registre, avec la sortie d’un best of des 10 dernières années de Nashville Pussy. TEN YEARS OF PUSSY ! Voilà, voilà… Avec un disque bonus 6 titres, « Live in Nottingham ». Bon, la chronique d’un best of n’a pas vraiment de sens, vous imaginez bien. On retrouve naturellement les plus grands succès de ce groupe atypique. En effet, formé autour du couple Blaine Cartwright et Ruyter Suys, le groupe joue la carte de la provocation avec un côté très sexy, voire pornographique. Du bon vieux hard rock, une rasade de whisky et une partie de jambe en l’air. Voilà un peu la philosophie du groupe. Chacun est libre de juger et d’apprécier. Trois remarques toutefois : musicalement, ça envoie du bois, on est content de retrouver Lemmy (RIP) sur "Lazy Jesus" et enfin ce n’est pas forcément facile de vieillir et de faire partie de Nashville Pussy.

Label : SPV Steamhammer / Musikvertrieb

 

Il semblerait que ce brave Rocky Votolato ait eu un passage à vide. Et dans ces moments-là, on se raccroche à la famille. Rocky a pu compter sur son frère Cody (The Blood Brothers, Jaguar Love) et sa femme April. Au long de leur carrière, les deux frangins ont toujours joué ensemble et fait régulièrement des apparitions dans leurs groupes respectifs. Sur cet album familial, HOSPITAL HANDSHAKES, on découvre un Rocky Votolato assez rock, pop-rock, qui s’éloigne un peu du registre folk auquel il nous avait habitué par le passé. L’artiste nous propose un album qui fait la part belle aux arrangements, aux mélodies délicates et ne renie pas ses racines pour autant. On sent beaucoup de subtilité et de finesse dans ces nouvelles compositions. Même si on est bien content de retrouver Rocky, il manque peut-être un ou deux titres porteurs.

Label : Glitterhouse Records / Irascible

 

Un ami me disait que les Gueules d’Aminche était le genre de groupe à voir en festival avec une bière à la main. Même si ce genre de remarque peut sembler un peu réductrice, il n’avait pas totalement tort. Avec ce troisième album, LE SYNDROME DU POISSON ROUGE, le groupe propose une musique souvent gaie, un peu musette sur les bords qui s’accordera à merveille dans un contexte festif comme un festival. Toutefois, une écoute attentive permet aussi d’aborder ce nouvel opus, comme en disque à part entière et d’en découvrir toutes les subtilités. Le quatuor nancéien propose toutes sortes d’univers, entre rock (Le Tatoué en Amérique), jazzy (Avant que sonne le gong) world, chanson française. Les compositions d’excellente qualité avec des textes sensés s’écoutent aussi bien à la maison qu’en concert. Le groupe joue aussi la carte de la sensibilité avec des morceaux plus profonds et assez calme (J’ai Peur, Sombrelune).

Label : Patchwork Production

 

Partons dans le Nord à la rencontre de The White Birch, plus précisément en Norvège. Ce groupe de Slowcore, dirigé par Ola Flottum n’en est pas à son coup d’essai. Formé dans le milieu des années 90, le groupe revient après 10 ans d’absence discographique. THE WEIGHT OF SPRING était donc très attendu des fans inconditionnels. C’est un retour en douceur (toujours en lenteur), tout en subtilité et en quantité de détails qui font que ce disque doit se savourer. On prend le temps de le découvrir et de l’apprivoiser afin de mieux le maîtriser. Ce sera difficile de résister, on préfère vous le dire, mais la tentation vaut la peine. Attention tout de même, à ne pas mettre dans les mains de n’importe qui. Les fans de Nashville Pussy auront de la peine par exemple…

Label : Glitterthouse Records / Irascible


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