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Soirée Hard-Rock n’Glam au Klub


Le Klub, Paris (FR), jeudi 14 novembre 2013

REVIEW - Que dire d’un tel évènement sinon qu’on en reprendrait bien une tranche ! Extreme Factory Live s’occupe de promouvoir et d’organiser des concerts burnés et ce soir, le Rock’n’Glam étaient au menu. Donc si ces mots veulent encore dire quelque chose pour vous, bienvenue, sinon passez votre chemin « y a rien à voir »

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À l’affiche de ce jeudi soir, Une sympathique brochette de groupes venus d’Ile de France, Lausanne et même d’Ancienne Belgique. Située dans le quartier de Chatelet, le Klub est une salle qui possède un beau cachet. Ce soir le concert se déroule dans la pièce du bas, en forme de cave voutée où le son n’a pas besoin d’être poussé à l’extrême pour vous broyer les tympans. Vous l’aurez compris, ce soir votre audition va prendre chère, mieux vaut connaître un bon ORL si vous voulez éviter de finir vos jours avec un sonotone… Par ailleurs, le quartier est plutôt sympa pour l’adepte du « barathon » dont le foie supporte encore les élans éthyliques de ce genre de soirée.

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Delorean’s

La lourde tâche d’ouverture des festivités revient à Delorean’s, combo venu de Paris. Le son est correct mais faiblard. À voir les sourires sur la tête des zicos, le plaisir est au rendez-vous c’est bien là le principal. Il faut dire qu’à ce moment de la journée (18H45) rechauffer le public frigorifié par le vent parisien s’avère une étape difficile, d’autant qu’à cette heure, il y a encore peu de monde. Le groupe termine son show avec une reprise de G’N’R « Nightrain » qui ne me laissera pas un  souvenir intarissable.  Bref. Le temps d’une passe d’armes en règle, les Suisses d’Ass Of Spades s’installent pour nous délivrer un hard rock musclé et efficace.

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Ass Of Spades

Les Lausannois de Ass Of Spades officie dans un registre plus hard que le combo précédent et officient en trio ce soir, pour cause d’absence du bassiste. Au menu : des compos grasses façon Hellacopter qui nous claquent le beignet, et des plus sèches et plus « speed » qui évoquent Motörhead (ben voyons avec un blaze comme ça…). L’ensemble est emmené par une rythmique solide, un chant rocailleux et une batterie martelée selon les règles de l’art.

Le vrai point fort du groupe repose sur ses compos joyeuses qui évoquent le compagnonnage de boisson et la teuf. Rien de nouveau sous le soleil du rock’n’roll mais des morceaux efficaces et un bon moment passé en leur compagnie. Merci à eux d’avoir fait le déplacement, d’autant que LOR, pour ceux qui l’ignorent est basé en Suisse.

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Maciste

Le combo venu des Yvelines officie dans un registre rock américain à la croisée de Ted Nugent et Nashville Pussy, autant dire du lourd pour qui aime taper sa dock coquée sur la pavé. Le ton est donné : tout à fond. Le son est fort et comme je l’ai dit précédemment, les boules Quies sont de rigueur. Et puis que voulez-vous ? Après tout, comme disait un mec ayant joué dans un petit groupe nommé Motörhead : « Si c’est  trop fort, c’est que t’es trop vieux ». Chez Maciste il semblerait qu’on s’applique à rester jeune. Et ce soir le charismatique frontman Ben (chanteur/guitariste) casquette Harley-Davidson vissée sur le crâne rougi par la chaleur (ou la bière), à la manière d’un certain Blaine Cartwright semble en grande forme. Le groupe ne s’embarrasse pas avec d’inutiles formules de politesse, et envoi la purée à peine installé sur scène. « On est Maciste » et bim et que la musique soit ! L’ensemble est judicieusement emmené par une section rythmique basse/batterie, très efficace, ce qui laisse le soin aux deux guitaristes de se faire plaisir et au soliste d’envoyer quelques solos propres et pour le moins efficaces. La température monte d’un cran avec quelques notes de "For Whom the Bell Tolls" qui cède la place au "Shiny Diamond* morceau phare de l’E.P paru en début d’année. Concrètement, le groupe tient le parquet et son rock sudiste n’attend plus que son premier album pour confirmer une côte de popularité en hausse, si j’en juge par les tee-shirt flanqués au nom du groupe croisés ça et là au cours de cette soirée. Un bon moment de rock’n’roll.

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Voltrage

Mes amis, comment vous dire le plaisir que j’ai eu à voir ce combo bruxello-parisien (ça se dit ça ?). D’une part nos cinq gus ont de vrais têtes de rock stars des années 80, d’autre part, leur musique à mi-chemin de Motley Crue et W.A.S.P, met les pendules à l’heure du glam. Et quelle panoplie, jugez plutôt : bandana, tête de mort, menottes, santiag crasseuse, cheveux permanentés (et quelle chevelure !) et bien sur, du gros son.

Outre les gimmicks du genre, nous avons eu droit à un joli moment de rock’n’roll dont les fondations musicales se trouvent à L.A. Guitares criardes, basse sirupeuse, batterie sèche comme un coup de trique et bien entendu, un chant suraigu et bien maitrisé. La reprise du G’N’R "Welcome to The Jungle" m’a convaincu et Dieu sait que je la connais cette putain de chanson.

Les riffs endiablés n’ont pas de secret pour le soliste qui s’en donne à cœur joie. La puissance rythmique a transporté le public direct dans les années 80, et à en juger par les quelques demoiselles en soutien-gorge qui se trémousse sur le devant de la scène, le glam est toujours aussi crédible auprès de la gente féminine. Je me souviens de Nikki Sixx qui expliquait qu’à la belle époque du groupe, il pouvait avoir jusqu’à dix partenaires par jour… Je ne sais pas si cela est véridique mais j’ai pu constater empiriquement, que le groupe plait au femme, à moins que ça ne soit nos gaillards torses-nus ! Il faut dire que la température du KLUB est maintenant proche des 45°C alors, tout bien considéré, il faut se mettre à l’aise.

Le concert se termine sur les rotules (au propre comme au figuré) et le groupe annonce que son bassiste vient d’effectuer – ce soir – son dernier concert au sein de la formation. Qu’importe au fond, le combo tient la route et il ne sera pas surprenant de les retrouver en très bonne compagnie dans le futur ! Affaire à suivre.

La soirée se termine en beauté, le temps de saluer l’organisation d’Extreme Factory Live, nous nous en allons retrouver le froid et les (gros) embouteillages parisiens, rock’n’roll quoi!


3 commentaires

  1. Merci à la Factory pour cette soiree qui chlinguait bien le RockNRoll!
    On nous a dit "soiree glam" alors on a cru que vous etiez PD comme des phoques, on a pas voulu casser vos ptite noreilles au premier set! 
    Promis la prochaine fois on vous renvoie chez vos meres a 88miles/h (de toute facon "nos ampli vont jusqu'a 11!") 
    Bonne bourre les gars

  2. Excellente chronique et très belles photos. Merci à vous!

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