The Zenith Passage – DatalysiumThe Zenith Passage –

Sorti chez Metal Blade, il y a maintenant 5 mois cet album s’adresse aux aficionados de death metal technique voire progressif. Tous les amateurs de The Faceless, Obscura ou encore Beyond Creation devraient s’y pencher très sérieusement. Explications.

Formé en Californie il y a plus de dix ans, le combo avait déjà mis les points sur les I et les barres sur les T avec un premier Ep Cosmic Dissonance. Si la virtuosité et la brutalité du 1er album quelques 3 années plus tard avec Solipsist enplaçant la barre déjà haute, alors, avec Datalysium, c’est un univers résolument complexe et définitivement technique  qui structure l’intégralité de ce disque.

Ainsi, en mettant en avant des riffs de guitare archi sophistiqués et des structures de batterie calquées sur la guitare qui laissent se dérouler une basse intense et captivante un peu comme le faisait en son temps un certain Tony Choy avec Pestilence et Atheistou encore les canadiens de Martyr, les américains jouent dans la catégorie poids super lourd du genre.

Les signatures rythmiques sont captivantes de dissonances en tout genre et le haut niveau technique développé ici tant dans les partie rythmiques, les transitions et les harmonies, le tout emmené par des machines, amène (enfin) une pierre nouvelle à cet édifice parfois redondant du metal brutal progressif. 

Il faut le dire : les sonorités sombres et les progressions dissonantes sont toujours au service de la musicalité. Si l’emprunte générale de l’album reste axé sur la complexité et des riffs ultra rapides, l’atmosphère générale se fait tour à tour aérienne et oppressante. 

La thématique de l’existence et de l’introspection est parfaitement retranscrite à travers la vélocité générale qui vous attrape par le col pour ne plus jamais vous lâcher« Synaptic Depravation » comme pour signaler ce lien inextricable entre émotion et adrénaline « Automated Twilight », d’un côté, notamment dans l’excitation corticale générée par l’ultra rapidité de l’exécution rythmique (à la batterie et dans les saccades de guitares), et stimulation cognitive, d’un autre côté. En effet, plus l’intensité des compos « monte » plus l’auditeur se fait captif comme pour le rendre hyper captif ! Tout un programme! 

Vous l’aurez compris, nous sommes ici face à un disque hypnotique, intense, ou la musique est au service de l’adrénaline, une sorte d’auto inception qui mène à la transe de l’auditeur !  

Datalysium nous confère une sensation de puissance, de colère, de tension. Les arrangements sophistiqués du morceau phare Datalysium ne sont pas sans rappeler un certain Jeff Loomis et l’immense Zero Order Phase. La dualité entre maîtrise technique et capacité à transmettre des émotions sombres, notamment sur la partie claire de ce dernier morceau, confine à l’émerveillement !  

D’une virtuosité technique jamais étouffante, cet album à la capacité de capter chaque morceau de votre cerveau pour vous soulever par les tripes. Bref un album captivant à écouter de toute urgence. 

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