vendredi , 21 septembre 2018
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The Vines

Future Primitive

Label: Sony Music

GARAGE ROCK - On les a connu il y a 10 ans avec la vague des groupes en « The » et le renouveau du rock. Qu'en est-il 10 plus tard? Retour sur la carrière des kids de Sydney et de leur dernier opus FUTURE PRIMITIVE.

Une petite piqûre de rappel pour débuter cette chronique : En 2002, The Vines sortent leur 1er album HIGHLY EVOLVED A l’époque du « revival garage-rock band », c’est un énorme succès pour ce groupe australien créé en 1995 par le chanteur Craig Nicholls. Le groupe se positionne sur la même lignée que les Strokes mais s’en démarque en adoptant un comportement clairement déjanté.
A l’époque, ils font la couverture de Rolling Stone et passent même à la télé. On aime leur rock frais, frivole et débauché !
Leur premier album et ses tubes (Outtathaway, Get Free) propulsent le groupe au sommet des Charts britanniques et australiens. Mais le succès ne leur réussi pas. Le passage sur les plateaux de TV et leur 1ère tournée leur monte à la tête. Un peu comme la dope et l’alcool qu’ils consomment sans modération, ce qui à des conséquences sur leur comportement surtout en public. L’hystérie du chanteur lors de leur prestation télévisée sur la BBC au « Later With Jools Holland» show est accablante.

 

 

En 2004 ils sortent LIFE IS AN ARROW, mais ce n’est pas le même engouement auprès du public. La presse à CD n’a pas le temps de refroidir qu’ils sortent, la même année, leur 3ème album WINNING DAYS. Leurs albums feront beaucoup moins de bruit que les péripéties du groupe. Durant la promotion de leur dernière mouture il n’est pas rare que les concerts soient foireux, inaudibles ou carrément annulés. Sur scène, lors de leur passage au désormais célèbre Annandale Hotel à Sydney, Craig explose sa guitare sur la tête de Patrick Matthews, le bassiste. Le public proteste et Craig les insulte. Patrick s’en tirera, mais les médecins prennent en main Craig et lui prescrivent une « thalasso thérapie » de 6 mois pour se détendre et se mettre à l’eau…

Puis, de 2005 à 2008, c’est un peu la traversée du désert malgré les sorties de VISION VALLEY et d’un « Best of ». L’album MELODIA sorti en 2008, aurait dû être celui qui relançait le groupe. Mais après une courte tournée de 3 mois, le fondateur de The Vines repart en thalasso et laisse les fans avec 3 albums sans saveurs et surtout sans tournée promotionnelle.
En 2009, Nicholls fini de se retaper à coup d’algues et d’eau de mer. Le groupe redémarre. Ils composent 3 morceaux de qualité ; "Black Dragon", "Future Primitive" et "Gimme Love". Et c’est "Gimme Love" qui sera l’accroche de leur album chroniqué ici, FUTURE PRIMITIVE.

 

 

L’oeuvre démarre fort avec le fameux "Gimme Love", le son est calibré pour une ascension rapide dans les charts. La saveur est là ! Une rythmique entrainante et dynamique vous donne l’eau à la bouche ! Dommage que ce tube ne dure que 1’54’’ ! Le clip est à voir absolument, rien que pour les effets « dessins animés » sur les instruments du groupe. On apprécie… ou pas !
Avec "Leave Me In the Dark", on franchit la porte du royaume de Mr. Nicholls. C’est mignon, ça détend, c’est une chanson très douce malgré les sombres paroles. Après cet interlude musical, on retourne aux choses sérieuses. Les morceaux s’enchainent, abusent des effets électroniques, mais les fondamentaux sont bien là. Avec "Candy Flippin’ Girl", c’est le son australien qui revient au galop avec un petit goût de Spin Doctors. Du bonheur pour nos oreilles. La suite de l’album est très goutue. On se rappellera le temps des pogos sur "Weird Animals" et l’entrainante "Cry" sonne bien rock !

 

Parfait pour planer

 

Arrive "Future Primitive". C’est la chanson la plus étonnante de l’album. A nouveau, une rythmique qui se dégusterait volontiers comme "Weird Animals" mais gâchée par un usage démesuré du synthétiseur.
Puis, grande déception en écoutant "A.S.4", "All That You Do" et "Outro". Trois titres psychédéliques, parfait pour planer… Chacun son truc ! Heureusement "Riverview Avenue" rattrape le coup et on termine sur des sons dignes de leur début avec "S.T.W" (Screw the world) qui est une version revisitée de "F.T.W" (F*** the world) du 1er album. Beaucoup trop de «F *** » tout de même, mais on leur pardonnera… il y a tant de progrès !

Pour conclure, la bande de Syndey semble être sérieusement de retour et c’est bon pour nous ! FUTURE PRIMITIVE est l’album du nouveau départ de The Vines. Nous leur souhaitons de continuer sur la lancée et surtout que la tournée nationale leur donnera l’envie de venir se secouer la tête en Europe prochainement. (Aucunes dates de prévues en Europe pour le moment)

 


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