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The Hives au Zénith

Live au Zénith

Le Zénith, Paris (FR), jeudi 29 novembre 2012

REVIEW - Il y a deux semaines c’était le concert de The Hives. Inutile de vous dire à quel point j’étais excitée à l’idée d’aller au Zenith pour les voir. Ce concert s’annonçait être une folie. Je ne les avais jamais vu mais j’avais souvent entendu dire que c’était LE groupe à voir sur scène.

 

Le parc de la Vilette semble infini lorsqu’on le traverse dans le noir et l’agitation. Les quelques personnes qui comme moi ne sont pas arrivées en avance marchent d’un pas pressé en direction du Zenith. Le passage aux barrières se fait naturellement, on me délivre l’accréditation et on me fait même un sourire (je ne m’y ferais jamais). Le concert n’a heureusement pas commencé, je croyais avoir raté la première partie mais j’entendrai dire par la suite qu’elle a été annulée à cause de l’indisposition d’un des membres. J’hésite à m’acheter une bière…7 euros ? Merci ça ira…Le public est encore dispersé dans l’enceinte du Zenith et attend le concert. Je suis surprise de la diversité générationnelle ici représentée. La moyenne d’âge tourne entre 20 et 30 ans mais j’aperçois des quarantenaires seuls ou accompagnés, peu d’adolescents, et quelques enfants. La pression commence à monter, la musique de fond s’estompe et le noir tombe sur la salle. Seules les immenses lettres HIVES disposées au fond de la scène éclairent le visage pervers et inquiétant de Pelle.

 

 

Ça y est, c’est parti ! En intro, une musique classique glorieuse et gigantesque alimente l’impatience, tout est prévu pour faire monter la tension. Le batteur arrive enfin et rythme l’émotion. Qu’est-ce que c’est bon, de sentir cette vibration qui circule dans la salle jusqu’à s’emparer de tous nos  membres. Le groupe le suit, "Come On" retenti et c’est l’exaltation. C’est dingue comme un morceau si basique peut en même temps être si fort est efficace. Trois accords, deux mots suffisent à déchainer le public. La foule jubile, le groupe aussi semble t-il. Leur look est toujours très classe, un style XVIIIeme, chapeau haute forme, noir et blanc, classique mais efficace, tel est donc leur credo. L’énergie est directement explosive, on continue sur "Try it Again". Pelle saute partout, monte sur la batterie dès les premiers morceaux, anime le public et fait tourner son micro par le câble. Le back-liner déguisé en Ninja voyage sur la scène pour remettre en ordre le bordel provoqué par The Hives. On a droit à des déclarations osées de Pelle « Nous sommes les meilleures du monde ! ». Les morceaux s’enchainent : heureux mélange de morceaux du nouvel album LEX HIVES et d’autres connues : "Hate to say I told you so", "Walk idiot walk"…Pelle dirige carrément le show, il se permet même d’interrompre "Wait a Minute" « No, no no, stop it, I want more ! » Mais, le public semble parfois ramer. Je décide de descendre dans la fosse pour sentir l’ambiance qui s’y trouve. Mis à part la zone de pogos, les gens sont un peu mollassons… Je suis seule à crier, j’ai presque l’impression de déranger mes voisins. Tant pis, moi je m’amuse. Finalement c’est devant que l’ambiance est la plus intense, même si je suis un peu déçue de tous ces gens qui assistent au concert les bras croisés. Le rock ça se vit, ça ne se regarde pas !

 

 

Pelle et ses acolytes ne se laissent cependant pas intimider et continuent de remuer du bon riff, des cris et des mesures 4-4. Les morceaux passent très vite. Après "I won’t Be Long" une petite pause annonce un rappel avec "Go Right ahead" qui cartonne, on sent bien que le groupe essaie tant bien que mal de ne pas faire retomber la sauce.  On fini finalement par le tant attendu "Tick Tick Boom", Pelle ordonne au public de s’asseoir, se faufile ainsi dans la marrée de gens, il est très charismatique. Il fait monter la tension jusqu'à à l’explosion.

C’est déjà fini, le concert a pourtant duré plus d’une heure et demi. Le Zenith se vide petit à petit, les fans récoltent les innombrables baguettes lancées par Chris tout au long du show et les médiators de Nicholaus Arson. La plupart des gens semblent ravis, d’autres critiquent néanmoins ceux qui « n’ont pas arrêté de pogoter et de fumer ». Depuis quand est on choqué de voir des gens s’amuser devant un concert de rock ? En bref, un très bon concert malgré un public un peu timide.

 


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