jeudi , 20 septembre 2018
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Steve Wynn & The Miracle 3

Northern Aggression

Label: Blue Rose Records


ROCK Pas facile de suivre le chemin tracé
par Steve Wynn, entre ses nombreux projets, sa carrière solo et tous ses
groupes, il y a de quoi perdre le fil. Seule certitude, le musicien américain
est de retour avec les Miracle 3 pour un nouvel album.

 

Avant de se perdre dans les
méandres de NORTHERN AGGRESSION, revenons un peu sur le parcours du chanteur.
Tout d’abord rendu célèbre sur la côte ouest dans les années 80 par son premier
groupe Dream Syndicate, Steve Wynn et ses acolytes furent même les
représentants du mouvement Paisley Underground. A savoir un rock psychédélique
aux influences folk et garage.  Dans les
années 90, l’artiste se la joue plutôt dans la carrière solo avec 5-6 albums.
Travailleur acharné, c’est là qu’il commence à se faire de nombreux contacts et
au fil des rencontres, il monte des projets, des groupes. Danny & Dusyt
dans un registre plus folk ou alternative country, Gutterball avec des mecs de
Long Ryders, House Of Freaks et Silos pour s’attaquer à quelque chose tirant
vers le blues-rock. Plus récemment, il fonde The Baseball Project avec
notamment Linda Pitmon à la batterie que l’on retrouve également avec les
Miracle 3. Les années 2000 sont donc consacrées à certains de ces groupes avec
en parallèle quelques albums solos. NORTHERN AGGRESSION arrive donc à point
nommé pour que les Miracles 3 ne tombe pas dans l’oubli.

Un faux air de Dylan
défoncé

Un musicien autant productif
ne peut pas réaliser que des chefs-d’œuvre. En a-t-il déjà réalisés ?
Bonne question… NORTHERN AGGRESSION est un disque tout à fait agréable qui se
laisse écouter, mais qui malheureusement ne va pas laisser un souvenir
impérissable. Pourtant ça démarre plutôt bien avec “Resolution” et son ambiance
psyché. On retombe toutefois sur quelque chose de plus terre à terre par la
suite (We Don’t Talk About It, No One Ever Drowns). Steve Wynn utilise la
fameuse technique du parlé-chanté sur de nombreux titres posé sur des riffs
assez basiques. Cela donne un côté répétitif à sa musique, ce qui n’est pas
foncièrement désagréable et qui colle assez bien avec le genre psyché, mais qui
ne nous emmène non plus dans des coins de paradis. On prend presque plus de
plaisir sur des titres plus lents où la voix nonchalante de Wynn donne un faux
air de Dylan défoncé (Consider The Source). Parfois la touche blues-rock
ressort (the Other Side), mais là encore ce n’est pas du tout grand Wynn.
L’album se termine plutôt bien avec l’énergique “On the Mend” et le gentil
“Ribbons And Chains”. Mais est-ce vraiment suffisant ?  Et Que dire de plus ? Eventuellement à
conseiller aux amateurs de The Fall.


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