vendredi , 16 novembre 2018
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Serpentine

City Soul Traveller

Label: Trust Your Ears Records / Irascible


FOLK Tout chaud, tout bon! Le troisième album du Soleurois Jan Andri
Zimmer, alias Serpentine, débarque dans les bacs.

Urs Müller, Andi Schellmann, Lukas Gasser, Peter Estermann, Ambrosius
Huber et Jan Andri Zimmerli. Au mieux, on tient là une belle brochette de
lutteurs suisses-allemands balèzes, au pire, … Il vaut peut-être mieux s’en
tenir à ça. Et pourtant, il n’en est rien. Sous la baguette de Jan Andri
Zimmerli, les six costauds donnent corps au groupe Serpentine, dont le
troisième essai, CITY SOUL TRAVELLER vient toujours juste d’atterrir dans les
étales des marchands de disques. Natif de la glamour Olten, Serpentine se lance tout d’abord à
l’exploration du monde. Ceci fait, il enregistre son premier disque en 2004.
Intitulé THE TRAGEDY OF BEING HONEST, il suscite l’intérêt des radios
scandinaves. Un enthousiasme plus important marque la sortie de son second
album, BEAUTY QUEEN. Deux fois plus de vente et des collaborations avec Sophie
Hunger, Heidi Happy, Fiona Daniel et des orchestres à cordes. Les portes du
succès lui ouvrent leurs portes. Enfin, ose-t-on dire.

Lancé à pleine vitesse

Nouveau chapitre. “Pendant la production, ma vie a pris des
tournants imprévus et ces événements sont reflétés sur ce disque. Cet album est
définitivement plus sombre et hanté que les précédents”, explique
l’artiste. Réduire Serpentine à un simple loubard dépressif serait pourtant
bien faux. Fragile, subtile et toujours touchante sa musique reflète l’esprit libre
qu’il est. Pratiquant tantôt la pop sautillante de Psapp (“Booze
Blues”) que le lyrisme folk exacerbé à la Timber Timbre (“Point Of
View”). Il arrive que Serpentine sorte violons et guitares, naît alors le
gracieux “Red Roses”, Shearwater n’est plus tant loin.

Lancé à pleine vitesse, l’auditeur se paie alors un freinage brutal
et atterrit sur “Miss You”. Balade superbe à l’attention d’un amour
envolé. Gros contraste. “Je cherchais un mélange d’authenticité sérieuse,
de charme léger et, pour faire bonne mesure, d’une part d’auto-ironie”,
ajoute Serpentine. Un humour que l’on retrouve sur le pince-sans-rire
“Love Circus”. “Je suis très heureux que le disque sonne ainsi
et que les chansons collent aussi bien à la vraie vie: on ne sait jamais ce qui
va bien pouvoir arriver”.


serpentine - point of view from serpentine music on Vimeo.

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