mercredi , 19 septembre 2018
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Royseven

You Say, We Say

Roadrunner

Les Irlandais de Royseven publient leur deuxième album après quatre ans d’absence et son très attachant ‘THE ART OF INSINCERITY’. ‘YOU SAY, WE SAY’ annonce le retour de la sublime voix de Paul Walsh et cela augure un bel avenir pour la formation tant sa production est antinomique du précédent sobre et sombre premier opus. Malgré quelques faiblesses qu’ils devront gommer pour atteindre d’autres sommets.

Royseven, groupe dublinois de rock alternatif, pourrait être, encore, un groupe irlandais de plus, si, justement, il n’avait pas ce petit plus. Attention, je ne dis pas que ce groupe va effectuer une révolution musicale majeure, mais ses influences (revendiquées) variées et intéressantes (The Doors, Led Zeppelin, The Beatles, Jeff Buckley, entre autres, quand même !) font que l’ensemble est susceptible de produire de belles pièces dans un futur proche. Leur succès grandissant en Allemagne (nos amis d’Outre-Rhin, et son immense marché, ayant tendance à aimer certains groupes avant le reste de l’Europe !) prouve bien que nul n’est prophète en son pays.

Le divin front man du groupe, Paul Walsh (originaire de Tipperary) est donc capable de tout et, notamment, de faire un grand écart entre les années 80 (dans la lignée de a-Ha) et les années 2000 (avec Muse). Autant, on aime la première partie de l’album (jusqu’à No Romance) autant la fin est une (harmonieuse) répétition un brin pesante. Leur single "We Should Be Lovers" est calibré pour rassembler les foules et rameuter les ondes FM ! Pop-Rock, commercial, joyeux, sensuel (autant que les chansons puissent l’être), on se dit que cela sent le Keane à plein nez… et cela est un peu le cas. Cette chanson est juste l’avant-goût de la première moitié de l’album… fait pour la bonne radio FM de nos jeunes années.

Force est de constater que les refrains sont "énormes" (You Say, We Say…. Yeah, yeah, yeah, yeah !) et, certains titres risquent d’atterrir directement dans les stades comme hymnes providentiels. A mi- album, le tempo entraînant se brise net sur la ballade "The Big Blue" et calme un peu ce déluge de batterie et guitares pop. Le songwriting se dévoile à ce moment-là et on comprend vite que Paul Walsh (et ses cinq petits camarades) ont appliqué la formule magique: musique joyeuse – succès garanti.

 

 

Après ce petit interlude, le rythme redevient plus ‘dance’ (justement sur le très ‘dance’), jusqu’à l’assassinat musical suivant (Killer) qui explose les oreilles (et me fait faire un bond de 20 ans en arrière…. Cela ressemble à du a-Ha post-Take on Me). Les deux chansons suivantes, très énergiques, (You Can’t Hide That, Every Line Is The Last One) ne sont pas à la hauteur du reste de la production, dommage ! Cependant (comme prévu ?) après la ballade, malgré des textes intéressants et cette légèreté pop, l’album finit en roue libre et se perd (notamment ‘Walls’). Et même si, la dernière chanson résume le côté ballade associé à la pop FM (We March On), cela ne parvient à me donner l’envie de répéter l’écoute.

Cela est généralement, pour moi, le signe d’un album sympathique, sans prétention mais non marquant. Car, si je ne mets pas une des chansons (ou l’album en entier) dans mon MP3 immédiatement pendant l’écoute (histoire de l’écouter en boucle pendant des semaines, quitte à risquer le divorce), j’oublie vite la musique et le groupe. Pourtant, et c’est bien là que le bât blesse, Royseven possède ce-je-ne-sais-quoi qui pourrait faire la différente… Peut-être que le troisième album mixera le côté sombre des débuts à cette bulle pop – FM trop entendue.

 


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