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Paléo – Mardi 19 juillet

Mardi 19 juillet 2011

Paléo Festival Nyon (CH), Mardi 19 juillet 2011

REVIEW – Et voilà, les festivités sont lancées pour ce 36ème Paléo. Les conditions météorologiques ne sont pas optimales comme tout le monde le sait, mais qu’à cela ne tienne, nous partons crapahuter de scène en scène pour découvrir les artistes présents cette année.

 

Ce premier jour de festival n’est pas le plus rock n’roll de la semaine, soyons francs. La petite Zaz ouvre la Grande Scène mais peine à faire bouger ce large public, hormis sur son célèbre tube "Je Veux". Son timbre de voix particulier et son énergie positive ne suffiront pas à dégager les nuages au-dessus de nos têtes. Nous arrivons sous le Chapiteau pour le magnifique et Philippe Katerine. Toujours aussi décalé, le spectacle est presque plus humoristique que musical. Il arrive néanmoins faire passer quelques messages via ses chansons loufoques (Liberté, Té-lé-phone, Marine Le Pen). Les bananes lancées par le public envahissent la scène pour son fameux tube. Pendant ce temps, Pulled Appart By Horses muscle un peu cette soirée au Club Tent avec leur post-hardcore from Leeds.

Le désormais habitué Cali poursuit sur la Grands Scène. Fidèle à lui-même, l’artiste français se donne à fond. Le concert est néanmoins assez prévisible. Un peu trop de « oh hé » avec le public et son fameux slam dans le public. Les vieilles chansons de L’AMOUR PARFAIT font toujours leur effet. Sympa.

 

 

Soirée de contraste au chapiteau : après les frasques de Philippe Katerine, the National a offert à un public comblé une prestation intense, parfois émouvante. Longtemps discrets mais toujours adoubés par la critique, les américains sont en train de crever l’écran depuis la parution de leur dernière pépite HIGH VIOLET, au point que Barack Obama en aurait fait son groupe préféré. Au fil des tournées, les audiences et les scènes grossissent mais l’authenticité reste, comme on a pu le constater ce soir. A mi-chemin entre la mélancolie et l’évasion, la musique de the National nous a fait passer un moment de grâce : chaque morceau est une magnifique fresque alliant au lyrisme la puissance et la rage. Le tout est magnifiquement mené par la voix grave et ténébreuse de Matt Berninger, un frontman au charisme remarquable, donnant parfois des accents baroques à cet indie-rock. Si l’on regrettera de ne rien avoir entendu de leur premier album éponyme, une chose doit être dite : l’expérience « The National » est avant tout à vivre en live ; à ne pas rater à leur prochain passage dans votre région.

Le beau Jack Johnson, faiseur de tubes à ces heures, bouclera la Grands Scène dans une ambiance festive et populaire avant que les plus téméraires finissent la soirée au Club Tent pour le concert de Tame Impala. Avec seulement un album en poche les Australiens sont un groupe à découvrir. Musique aérienne et psychédélique au programme.

 


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