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Private Garden

En interview

Interview réalisée dans le cadre du Paléo Festival, Nyon (CH)


INTERVIEW Private Garden, groupe nyonnais atypique, jouait  sur la scène du Détour lors de l’édition du Paléo 2010. Le quintet possède toutes les qualités pour être reconnu dans nos contrées et ailleurs. Nous lançons le pari de voir cette heure arriver prochainement. Un premier album plein de maturité,  Tempest, et des concerts savamment étudiés : la dose de chance nécessaire pour percer saura faire le reste. Entretien dans les backstages quelques jours après ce passage réussi avec Jérome (bassiste), Nick (guitariste), Steve (guitariste) et Mathieu (batteur). Le chanteur Mathias manquait à l’appel pour cette fois.

” Excitant d’être complètement libre “

Lords of Rock : Le concert au Paléo s’est passé comment ?
Mathieu : Très bien passé. Le public était très réceptif. Un bon son sur scène. Du monde malgré qu’on ait joué pendant Iggy Pop. Donc vraiment satisfaits du concert.

Lords of Rock : L’univers de Private Garden ?
Steve : Une longue histoire d’amitié. Les influences viennent du stoner, du métal, du rock plus classique. On mélange ça. On a des personnalités assez différentes et on se complète là-dedans. Ca change pas mal avec le temps. Ca ira encore plus loin probablement. L’univers Private Garden est assez particulier.

Lords of Rock : Votre premier album TEMPEST est sorti depuis bientôt un an…
Mathieu : Il est sorti en décembre passé mais il n’est pas encore distribué. On est toujours à la recherche désespérée d’un distributeur. TEMPEST va normalement être en vente sur Internet. Sinon, pour le moment, c’est auprès de nous aux concerts.

Lords of Rock : Le prochain projet est donc celui-là : la recherche d’un distributeur.
Mathieu : Entre autres oui. Trouver un maximum de dates pour la rentrée aussi et début 2011.

Lords of Rock : Vous auriez eu cinquante titres prêts au moment d’enregistrer votre album. Comment s’est fait le choix quant à ceux à inclure ?
Steve : Ca fait trois ans qu’on écrit et ceux qu’on a inclus sont en réalité des morceaux assez anciens mais qui ont complètement changé au fil du temps. On se recherchait pas mal et on est passé du pop-rock assez efficace à quelque chose de plus complexe. On se remet beaucoup en question d’où cette écriture très prolifique. Au moment de l’enregistrement, en août dernier, on avait une dizaine de titres qu’on pensait bons. On les a encore remaniés pendant une bonne semaine et ces morceaux se sont retrouvés sur l’album. Beaucoup de travail a encore été fait en studio. Très spontané finalement.
Mathieu : Avoir écrit cinquante titres est aussi lié à notre perfectionnisme. Parmi ceux-là, certains morceaux sont issus de la même composition. Simplement, on les a tellement remaniés que ça devenait de nouveaux.
Nick : Dans l’album, on n’a pas vraiment pris en compte les anciens morceaux.

Lords of Rock : Le fait d’avoir autant tourné avant d’enregistrer se ressent-il sur l’album ? Un côté live peut-être ?
Mathieu : La raison principale d’avoir attendu si longtemps pour faire un album venait surtout de l’envie de figer ces morceaux et de pouvoir en composer enfin de vrais nouveaux. Le problème qu’on avait depuis deux ans est que l’on reprenait toujours les mêmes pour les retoucher. On avait le désir de s’en extraire un peu mais aussi d’avoir un vrai objet à défendre. Le but était d’inscrire cette étape et d’aller plus loin.
Steve : Tout à fait ça. Il y a un an, on disait ne jamais vouloir sortir d’album. On ne voulait surtout pas les figer et notre désir était de garder un côté live. Au fil du temps, il a fallu passer une étape supérieure.
Nick : On avait un nouveau set à chaque concert. Ca commençait à poser problème. Presque un nouveau groupe à chaque fois aussi !
Mathieu : Pour être honnête, en Suisse, un groupe sans album à défendre ne tourne pas.

Lords of Rock : Vous disiez dans une interview avoir peur de trouver un label également…Comment ça se passe avec Saïko ?
Mathieu : On est signés chez Saïko pour le booking uniquement. On ne veut toujours pas de label. Un label de petite envergure, local, ça nous enchaînerait quand même à des contraintes dont on ne veut pas.

Lords of Rock : Ca aiderait pour le distributeur néanmoins…
Mathieu : Entièrement d’accord.
Jérome : C’est sûr. Mais ce serait une nouvelle contrainte dans nos vies. Nous faisons tous des études. Il est difficile de gérer les deux.
Steve : Le moment en tout cas n’est pas arrivé. Ca viendra.
Mathieu : Ca viendra mais c’est assez excitant d’être complètement libre. On a une belle sécurité pour le booking. Ca aide aussi.

Lords of Rock : Vos rapports avec les autres groupes suisses ?
Steve : Un très bon rapport avec les Must Have Been Tokyo. Un groupe de Berne. Une très belle rencontre. On a tourné quelquefois avec eux.
Mathieu : Autrement beaucoup d’amis faisant partie de groupes dans la région. On a pas mal tourné avec les Josef of the Fountain il y a deux-trois ans. On est voisins de local donc on se voit beaucoup.
Nick : Tourner avec Disco Doom ce serait bien. (Rires)

” On se remet beaucoup en question “

Lords of Rock : Vous ne ressentez aucune frontière entre les groupes suisses romands et les suisses allemands ?
Mathieu : Pas du tout. On est même souvent mieux reçus. On a quelque fois joué là-bas et chaque fois on avait l’impression d’être mieux compris. Par rapport à l’univers qu’on a en tout cas, l’accueil a toujours été étonnant.

Lords of Rock : Le groupe existe depuis un certain temps, en tout cas dans sa structure, depuis une dizaine d’années…
Steve : Oui, quatre ans de Private Garden. A la base, c’était censé être un side-project. D’où ce côté pas sérieux, on remanie nos morceaux pour trouver notre personnalité…

Lords of Rock : Par rapport à cette durée de vie assez longue, avez-vous perçu une différence au sein de la scène musicale suisse de vos débuts à maintenant ? Quand vous avez commencé, c’était les années 2000, la renaissance du rock avec les Strokes, les Libertines, etc…
Steve : Ah oui, très grande ! On était en plein dedans aussi.
Mathieu : Sans aucune honte, on a été influencés par cette scène. A l’époque, on avait un groupe du nom de Special Case très influencé par la scène britannique. C’est plus tellement le cas maintenant. L’émergence de tous ces groupes a été importante, c’est sûr.
Steve : Strokes, Arctic Monkeys… Petit à petit Interpol a fait sa place, puis Editors…
Jérome : En Suisse, la réaction a été incroyable. L’émergence de beaucoup de groupes intéressants aussi.
Steve : Tu regardes dans la région, il y a des tas de très bons groupes.
Mathieu : Ils sont très peu représentés d’ailleurs. Nous aussi ! Il y a une vraie qualité régionale.

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