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Vampire Week End et Julian Casablancas à Montreux


Montreux Jazz Festival, Miles Davis Hall, lundi 5 juillet 2010


Une soirée typiquement new-yorkaise pour ce début de semaine à Montreux. Les illuminés de Vampire Week End et le beau Julian Casablancas, chanteur des Strokes venu présenter son premier album solo sorti en novembre dernier.

Une affiche donc intéressante pour les amateurs de rock made in New-York. Pourtant la soirée n’était pas complète. Étonnant… Quoi qu’il en soit, les spectateurs ont eu droit à un chouette spectacle et radicalement différent. On ne peut pas parler véritablement d’une première partie et d’une tête d’affiche. Les Vampire Week End ont joué autant voir plus longtemps que Casablancas. Et à voir le public, il y avait autant de fans d’un côté, que de l’autre. Alors certes, l’ambiance était beaucoup plus rock n’roll avec le leader des Strokes, mais le public s’est bien éclaté et a bien dansé avec les Vampire Week End.

Soyons même honnêtes, le concert des Vampire était plus réussi que celui de Casablancas. Rien qu’au niveau du son. Le son clair des Vampire est une de leur caractéristique. Pas ou peu de disto pour Ezra Koenig et les petites cordes de la gratte en guise d’accord ou de riff. Par contre chez notre ami Casablancas un son assez agressif qui n’était pas des plus agréable.

Les Vampire Week end ont joué les ¾ de leur dernier opus, CONTRA. Avec les tubes tels que “Cousins”, “White Sky”, “Holiday” ou “Horchestra” l’ambiance était garantie. L’influence des rythmiques et des ambiances africaines mélangées à ce rock indé donne une originalité incroyable et place les New-Yorkais dans un style unique au monde. Quelques tubes du premier album éponyme complètent cette belle playlist.

Que pouvait-on attendre ensuite de Casablancas ? En tout cas on l’a déjà attendu tout court. Le public suisse regardant sa montre et morigénant à chaque minute de retard. Quand finalement la rock star a bien voulu arriver après quelques mots de Claude Nobs, le public a laissé éclater sa joie. D’autant plus qu’il nous a balancé “Hard to Explain” en plein gueule, histoire de remettre l’église au milieu du village. Julian Casablancas, le fils rebelle à papa qui a sauvé le rock en 2001 a perdu un peu de son charme naturel. La dope n’y est sans doute pas étrangère et la question se posait lors du concert. Était-il défoncé ou surjoue-t-il son propre rôle ? Ce petit côté gauche, lui donnait un air de Pete Doherty.

Julian Casablancas ne pouvait pas jouer que les Strokes, il a donc sorti les meilleurs titres de son seul album solo PHRAZES FOR THE YOUNG. Un album correct, mais largement en dessous des trois albums des Strokes. On retiendra “Out Of The Blue”, “4 Chords of The Apocalypse” et “11th Dimension” joué en rappel. Pour le reste, heureusement qu’il a pu pomper dans le répertoire de son propre groupe. A souligner la petite version Jazzie de “Ask Me Anything” qui a eu de la peine à démarrer, mais qui a fait sourire tout le monde sur scène et en dehors.

Un set assez court, le concert était programmé pour une heure de temps. Julian est les musiciens n’ont donc pas trop trainé en coulisse pour les deux rappels. En sortant, on sentait un public mitigé. Certains déçu de la prestation, d’autres emballés d’avoir pu voir le leader des Strokes. La dernière prestation des Strokes en Allemagne n’était pas des plus convaincantes non plus. Espérons qu’un bon album arrive et que ce groupe si génial en début de décennie retrouve sa place parmi « l’élite » du rock n’roll.

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