Un endroit somptueux pour accueillir un grand artiste. C'est le cadre proposé par le Festival Antigel à Genève. Un lundi soir au Temple de Carouge: un micro au milieu et une guitare posée là, nonchalamment. Rien de religieux. Simplement le concert d'un des plus grands auteurs-compositeurs de notre époque.

Mark Kozelek

REVIEW Un endroit somptueux pour accueillir un
grand artiste. C’est le cadre proposé par le Festival Antigel à Genève.

Un 
lundi soir au Temple de Carouge: un micro au milieu et une guitare posée
là, nonchalamment. Rien de religieux. Simplement le concert d’un des plus
grands auteurs-compositeurs de notre époque. Un poète musical ayant déjà deux
fabuleux groupes à son actif, Sun Kil Moon et Red House Painters: Mark Kozelek.
C’est lui qui jouera pendant près d’une heure et demi dans cette venue exceptionnelle.

Comment ose-t-il avoir si peu de respect pour d’aussi beaux
textes?

Le concert
revendiquera la simplicité, faisant contraste avec les fresques du temple. Une
guitare, un micro et une voix. La simplicité pour rendre plus poignants encore
des titres comme “Walk All Over You” ou “Up To My Neck In You”. D’ailleurs, c’est bien ce que l’on aime chez Kozelek. Des textes
sublimes portés par quelques accords. Le public est réceptif, suivant la trame
de cet événement presque “religieusement”. L’artiste quant à lui aime
bavarder entre chaque chanson, accorder sa guitare longuement, faire quelques
blagues. Et on le lui reprocherait! On le voudrait sérieux, mélancolique,
concentré sur sa musique. Il est des plus sympathiques. Mais voilà, sa
personnalité rejoint difficilement ses écrits. Et ça nous offense! Au moment
même où l’on se sent transporté, le voilà s’arrêtant à nouveau, essayant de
communiquer. Comment ose-t-il avoir si peu de respect pour d’aussi beaux
textes?

Surprenant de
critiquer la bonhomie de quelqu’un et pourtant ici, cela prend tout son sens.
Si l’on n’avait moins de respect envers l’artiste, on lui dirait presque
“Mark, joue…et tais toi”. Mais quand même…On n’oserait pas.

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