vendredi , 16 novembre 2018
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Interview Pat Kebra

En interview

INTERVIEW - Les quelques punks qui liront ces lignes se souviennent sans doute d'Oberkampf, groupe mythique de la scène punk française dans les années 80. A la guitare, on trouvait un certain Pat Kebra, un adepte de l'auto-production. Le voilà de retour avec son projet solo, LE COEUR SUR LA MAIN. Il a bien voulu répondre à quelques questions. Entretien.

 

Lords: Ton album LE COEUR SUR LA MAIN vient de sortir, est-ce que c’est un album de rock? Un album de punk ? comment le définirais-tu ?

Pat: Je dirai que c’est du bruit et que ce bruit me permet d’exprimer certains sentiments, je crois que comme à l’époque d’Oberkampf, ce bruit est une forme de cri qui vient des profondeurs.

 

Comment s’est passé la réalisation de cet album?

Un travail d’équipe où chacun s’est exprimé à fond, sans contrainte ;c’est une auto production comme j’ai toujours eu l’habitude de les faire et sur ce projet d’album, chaque personne qui a participé s’est investi avec beaucoup de générosité et de savoir faire..

 

Tu es un fervent défenseur de l’autoproduction, pourquoi un tel modèle ?

L’auto production est déjà un moyen de s’en sortirà condition de savoir prendre en charge le travail extra musical (presse radios etc…) et également savoir discuter avec chaque personne qui participe au projet pour que les accords soient justes et permettent à chacun de s’exprimer en sachant que son travail sera considéré à sa juste valeur. C’est aussi un système qui a des limites car, il est très difficile de faire tout soi-même, il faut savoir déléguer et trouver les gens pour pouvoir le faire.

 

 "C’est un suicide collectif que nous sommes en train de vivre, à mon sens"

 

Le mouvement punk français eu ses « belles heures » dans les années 80, comment vois-tu la scène actuelle ?

Je ne pense pas qu’une époque soit mieux qu’une autre; en 1980 j’avais l’impression que c’était la pire des époques qui pouvait exister. Nous étions seuls, méprisés du système officiel et notre façon de survivre a été de mettre en place une structure parallèle pour palier à ce vide.

 

Tu termines l’album par le titre « Un monde de fou », as-tu l’impression de vivre réellement dans un monde de fou ?

Tout ce qui est dans l’album est dit tel quel sans fioritures et exprime mes pensées profondes sur ce que je vis ou ai vécu, c’est en même temps cette sincérité qui peux étonner à l’époque où tout devient formaté et où certains groupes se formatent eux-mêmes. J’ai effectivement la sensation que nous vivons à côté des valeurs qui devraient nous habiter. C’est un suicide collectif que nous sommes en train de vivre, à mon sens.

 

Dans tes goûts musicaux actuels, qu’est-ce qu’on serait surpris de découvrir ?

Que je n’écoute rien et que la musique ne m’intéresse pas vraiment 

 

Et à 20 ans ? tu étais plutôt Clash ou Pistols ?

Pistols !! Ce sont les vrais ! ceux qui ont fait que tout s’est déclenché, je n’ai pas eu la chance de les voir sur scène..J’ai vu les Clash qui eux avaient vus les Pistols et avaient sauté dans le train du Punk pour les y rejoindre et cette vision a changé ma vie ! J’ai également sauté dans le train 

 

As-tu des bons souvenirs de concerts en Suisse avec Oberkampf ?

Les souvenirs des concerts avec OBERKAMPF sont des souvenirs de concerts chaotiques avec un son pourri et nous avions toujours l’impression d’avoir fait le pire concert de la terre !:) Nous étions avec Joe des garçons difficiles !! Le souvenir que j’ai de la Suisse est de nous être fait fouiller de A à Z par les douaniers pour une petite cuillère sur le tableau de bord !!

 

Est-ce que tu vas venir en Suisse Romande pour nous présenter tes nouveaux morceaux ?

J’aimerai beaucoup et des contacts d’organisateurs sont les bienvenus !!

 

Qu’est-ce qu’on peut souhaiter à Pat Kebra pour la suite ? Succès ? Santé ? Plaisir en live ?

Au succès, je préfère la réussite. La célébrité ne m’intéresse pas du tout ! ce qui m’intéresse, c’est d’avoir monté ce projet et de le faire décoller .C’est aussi rendre hommage à un groupe qui est mort de faim, il y a 25 ans. Pour ce qui est de la santé et du plaisir, je suis preneur !

 


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