samedi , 17 novembre 2018
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Iggy Pop

Préliminaires

EMI


Impossible de mettre cinq étoiles à un album de l’iguane car
c’est dans ses gènes, le Pop est un simple être humain et l’erreur est
humaine, dont acte ! Voici bientôt près de quarante ans qu’Iggy Pop se joue
de nous comme une entraineuse; la langue pendante nous restons car jamais nous
ne pourrons complètement consommer. Ce trop, ce ” too much ” donc que Pop
balance à chaque nouvel album sans que l’on sache réellement s’il s’agisse de
lard ou de ( gros ) cochon… Tout le monde connait l’histoire entourant cet
album alors passons au contenu. Les “Feuilles Mortes”, ouais forcément, enfin,
depuis combien de temps attendons nous qu’Iggy chante en français ce
répertoire qui nous est classique. Quelques arrangements pop/jazz et le tout
est joué sans pour celà devoir appeller Béatrice Ardisson et ses compils
Paris Dernière. “I Want to go to the Beach”, beau à pleurer où une excuse pour
aimer les soirs de cafard, tout seul à se morfondre devant un verre de rouge
dans son immeuble de centre ville. “King of the Dogs”, “New Orleans Trivial”, trop
facile pour notre homme et clip horrible qui fera plaisir aux rockers bobos, si
si y’en a j’en ai vu ! “Je sais que tu sais / She’s A Business” : beat mid tempo
comme sait les faire notre Iggy quasi national avec ses relents de nuits
ardissoniennes ( encore une fois ), pour tous ceux qui ont vécu les années
Bains de Minuit… “Spanish Coast”, pur chef d’oeuvre de tension agréable et
d’une existence qui ne demande qu’à se clore au soleil où la fin est
tellement meilleure d’ailleurs le morceau suivant s’appelle “Nice to be Dead” !

 

Rock à souhait, du Iggy entre American Caesar et Beat’em up, sale donc mais
c’est comme çà qu’on l’aime, non ? “Party Time”, exercice electro light et “He’s Dead / She’s Alive”, blues crado, sont des exercices transitoires amenant à “A
Machine For Loving” où la narration des dernières minutes d’un mourant et le
thème récurrent du sens de la vie sur fond d’americana… Trop facile de
comparer cet album à AVENUE B et trop facile aussi de ne respecter que la période Stooges. Iggy a lu Houellebecq et s’est inspiré de celui-ci pour
sortir un nouvel album. ” Ouais mais il a 62 balais, c’est une manière de
faire le bilan de sa vie, gna gna gna… ” On parie que dans les mois qui
viennent ce mystificateur sublime remonte sur scène avec des Stooges reformés
et nous ressort un LP rock solo ? Ben ouais, comme d’hab’ en fait !


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