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Francomanias

Jeudi et vendredi

Bulle, 13 et 14 mai 2010


Après la soirée rock du mercredi soir, nous voila toujours à Bulle pour la suite des festivités. Si les températures dehors ne cessent de baisser, l’ambiance dans les concerts (et dans les loges) est assez chaude. Retour sur les soirées de jeudi et vendredi.


En arrivant aux alentours de l’Hôtel de Ville, nous recevons Le Petit Journal des Francomanias afin de lire les potins et les contre-rendus de la veille. C’est là qu’en gras se démarque la phrase du jour : « En seize ans dans les loges, je n’ai jamais vu ça » dixit la bénévole qui a surpris le batteur de BB Brunes en train d’honorer une groupie à l’Hôtel de Ville. Qui a dit que les Francomanias n’étaient pas rock n’roll ??

Au programme ce soir Joseph d’Anvers, Thierry Romanens et Thomas Fersen. Bonne prestation de Joseph d’Anvers, dans une ambiance rock feutré. Un public attentif qui découvre cet artiste Parisien que l’on avait pu voir à Lausanne au Metropop. Thierry Romanens (recordman des participations aux Franco) est presque chez lui. L’Yverdonnois a été sans conteste la bonne surprise de la soirée. Avec un sens de l’humour mortel et beaucoup d’autodérision, il a su capter l’attention du public et le faire rire. Ajouté à cela, une excellente prestation avec quasiment tous les titres de son dernier opus JE M’APPELLE ROMANENS, l’Yverdonnois a vraiment assuré. En rappel on retiendra le superbe morceau sur la vie de Johnny Cash et la version Franco-romanensienne de “Where Did You Sleep Last Night”.

Qui a dit que les Francomanias n’étaient pas rock n’roll ??

Thomas Fersen, tête d’affiche de la soirée arrive enfin après quelques soucis techniques. Six ou sept nouvelles chansons accompagnent les « classiques » de Thomas. Beaucoup de piano pour ces inédites, qui annoncent sans doute un futur album plus calme, moins dansant que ce que propose habituellement l’artiste.
Le public chante en cœur, danse, tape des mains pour toute cette liste de tubes que Fersen balance (La chauve-souris, Zaza, Chocolat, Pégase, Croque, St Jean du Doigt, le Chat Botté…). Toujours dans son style désinvolte, il joue avec ce personnage drôle et attachant. Malheureusement pas tout le monde ne le voit ainsi, car dans ce même Petit Journal des Francomanias, on pouvait le lire le lendemain des critiques assez dures sur l’artiste français. Mais qu’est-ce qui lui est reproché au fait ? De faire du Fersen c’est ça ? Et ben tant mieux ! Le public a payé pour voir du Fersen et pas quelqu’un d’autre. Thomas Fersen a toujours eu cette attitude nonchalante et ce genre décalé. Ne lui reprochons pas d’être ce personnage qu’il a crée et qu’il est dans doute un peu dans la vie.

Changeons de décor vendredi soir pour aller cette fois dans la grande salle de l’Espace Gruyère (4’500 places). Karimouche en entrée, Renan Luce comme plat principal et Olivia Ruiz pour le dessert. Beau programme.
L’entrée est parfaite. La belle Lyonnaise est en grande forme, elle danse, elle assure le show et son univers est très agréable. Bonne découverte.
La déception de la soirée vient par contre de Renan Luce. Bon, le problème est principalement que son deuxième album est très en dessous du premier. Alors forcément tout le début du concert avec les nouvelles chansons, on s’emmerde un peu. Il y a bien “Les Voisines” qui met un peu de piment à ce début de concert, mais sinon il faut attendre un bon moment avant d’avoir quelques titres intéressants (Repenti, Le Lacrymal Circus, La Lettre).

On termine la soirée en compagnie de la ravissante Olivia Ruiz que l’on ne présente plus. Nous l’avions vue au Chant du Gros en septembre dernier, il s’agit de la même tournée suite à l’album MISS METEORES. Le concert débute d’ailleurs avec un des tubes de cet album à savoir “Les Crêpes aux Champignons”. Olivia Ruiz peut bientôt se permettre de faire que des tubes en concert avec seulement 3 albums. Elle enchaîne donc les morceaux qui l’ont propulsés au sommet de la chanson française (J’traîne des Pieds, Belle à en Crever, Elle Panique, J’aime pas l’Amour, I Need a Chid, La Femme Chocolat). En alternant avec des titres en anglais ou en espagnol, elle propose un spectacle très complet.
Le seul reproche que l’on peut faire va peut-être au public qui n’était pas des plus enthousiaste. Olivia a pourtant tout fait pour que ça bouge un peu plus, mais sans grand succès. Même sur “J’Aime Pas l’Amour” lorsque ça part quasiment sur un riff punk, les gens n’ont pas beaucoup bougé. Bon, tant pis.

Pour Lords of Rock le festival se termine ce soir et le bilan final est très bon. Des concerts de qualité, un staff très sympa, il ne manquait que quelques degrés dehors pour profiter pleinement des infrastructures du festival. Prochaine édition dans deux ans.


3 commentaires

  1. Re: Jeudi et vendredi
    Pas vraiment d’accord! Le GRAND moment, comme l’avait prédit le programme, a été Joseph d’Anvers! Du rock élégant et habité, la grande classe…
    Derrière, Romanens a eu bien du mal à soutenir la comparaison. Ne parlons même pas de Fersen, complétement ailleurs.
    Comme à Lausanne et Paléo, Joseph nous a mis une grosse claque. J’ai hâte d’entendre son prochain album.
    En tous cas, à voir absolument sur scène!!

  2. Re: Jeudi et vendredi
    Héééé, Joseph est parisien, pas Belge!!!!

  3. Re: Jeudi et vendredi
    Désolé pour le lapsus, c’est corrigé. Merci Emma!

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