lundi , 24 septembre 2018
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Black Rebel Motorcycle Club: on y était

Review du concert

Long'I'Rock Festival, du 13 au 15 mai 2010 (CH)


Chronique de la dernière soirée au Long’I’Rock, qui méritait bien notre déplacement au vu du groupe programmé, à savoir les géniaux Black Rebel Motorcycle Club. Avec leur cinquième album sous le bras, Beat The Devil’s Tattoo, le trio trace sa route avec son rock sans compromis. Au programme du concert: un haut niveau sonore et une sobriété exemplaire. On ne peut pas en dire autant de tous les groupes présents à Longirod ce samedi… Laurent Küng explique l’affaire.

Après une longue course contre la montre à bord de mon dragster, j’arrive au Long’I’Rock à l’instant même où le Black Rebel Motorcycle Club gagne la scène. Veste en cuir noir, la basse est lourdement marquée des attaques frénétiques de Robert Turner. Ils introduisent leur concert avec le morceau éponyme de leur dernier album : BEAT THE DEVIL’S TATOO. Ce titre mêle avec virtuosité le côté folk de HOWL et la puissance de B.R.M.C. Le public réagit plutôt bien à l’exception de certains fans de Scorpions, aisément reconnaissable grâce à une colossale excroissance capillaire recouvrant leur nuque, qui n’ont pas l’air d’apprécier le concert et qui quittent l’audience afin de patienter sagement que leurs héros entrent sur scène et remplissent leurs yeux d’étoiles argentées en plastique.
Le Black Rebel n’a pas beaucoup joué de morceau de leur dernier album. En effet, après avoir exécuté “Conscience Killer” et “Bad Blood”, ils privilégient les titres de leurs anciens albums, et particulièrement ce que nous pouvons appeler les tubes du Black Rebel, à savoir des morceaux tel que “Red Eyes and Tears” et “Whatever Happened To My Rock’n’roll” présents sur leur premier album ou encore “Ain’t No Easy Way” de (HOWL). Ces morceaux sont, de coutume, suivis d’une acclamation générale dès les premières notes. Ce type de set convient parfaitement au temps qui leur était imparti, une heure, et à l’ambiance du festival, sorte de Paléo en plus bouseux.

Le Black Rebel Motorcycle Club (et un peu Scorpions)

Le Black Rebel enchaîne les morceaux, peut-être à cause de la durée assez courte de leur concert, et ne communique pas avec le public, à l’exception de quelques mots proférés par le bassiste en introduction de “Whatever Happened To My Rock’n’roll” afin de révéler aux fans relatifs qu’ils connaîtraient cette chanson. Façon de faire qui convient parfaitement au groupe et qui conserve ainsi son intégrité. Ils jouent bien et de manière précise, les titres sont conformes aux versions studios, peut-être un peu trop, à quelques contre-exemples près. La batterie reste aussi minimale en live, mais elle convient tant à leur musique, et, en concert, spécialement dans les conditions sonores des festivals open-air, elle rend les morceaux plus puissants par des sons de batterie assez lourds. Un très bon concert.
Le reste de la soirée sera assez pauvre musicalement, exemplifié par l’insoutenable show de Scorpions en fin de festival, juste avant les feux d’artifice. Les deux tiers du concert étaient réservés pour diverses acrobaties telles que des solos de guitare derrière la tête, des concours de descente de bière du batteur pendant son solo, le public frappant dans ses mains en lui hurlant « a glou a glou », avant qu’il ne monte sur la batterie montrant ses fesses au public et qu’un bruit de pet préenregistré ne rende hilare l’audience. Ils finiront par leurs tubes, spécialement préservé pour la fin du festival ; “Still Loving You”, “Wind Of Change” et “Rock You Like A Hurricane”.

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