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Chant du Gros, vendredi et samedi


Chant du Gros, Le Noirmont (CH), vendredi 6 et samedi 7 septembre 2013

REVIEW - Deuxième et troisième jour de festival. L'ambiance au Chant du Gros est toujours chaud-bouillante, malgré l'altitude et les degrés en moins.

Vendredi :

C’est la soirée un peu plus « alternative » et moins commerciale du festival et attirant plus de jeunes dans le souhait des organisateurs d'attirer toute sorte de public. Nous débutons la soirée avec Groundation, considéré comme le meilleure groupe reggae actuel. On sent une très forte influence jazz également. Un alliage fort sympathique et un concert d'une excellente qualité musicale. Après ce concert, nous optons pour une petite pause tentabouffe où nos papilles ont le choix entre du couscous, de la tartiflette, un sandwich au magret ou/et foie gras, des plats asiatiques, une brochette, des pizzas, etc. Y a du choix mais honnêtement ne suis pas tombée sur le plat exceptionnel comme je l'espérais. Mais bon j'ai pas tout goûté non plus au risque de me faire pêter la panse !

Ravigorés quand même et fini ma ballade gastronomique, on se dirige vers Tryo. On reste dans le style reggae mais français cette fois-ci. Ce sont des textes engagés et entraînants qui se sont enchaînés pour un public participatif. J’ai bien aimé les parties musicales jouées par Christophe Mali au piano accoustique (même si Guizmo s’en servait surtout comme siège !). Sinon on peut signaler une reprise de Louise Attaque et un petit délire sur « I like to move it move it… » (petit gag un peu réchauffé puisqu’ils ont apparemment initié l’idée à LaSemo (Be) en 2011). Hypnotisée par Tryo, j’ai manqué les deux premières chansons de Superbus, ce qui fait que j’ai négligé ma tâche de photographe. Vous n’aurez donc qu’un profil ombragé de Jennifer Ayache (je sais y aura des deçus !). Enfin un peu de pop rock ! Malheureusement j’ai commencé à avoir une bonne dose de bière dans le sang, mes souvenirs sont donc un peu flous. Par contre je peux vous assurer qu’ils ont chantés leurs deux tubes "Butterfly" et "Lola" faisant partie de leur 3ème opus.

Enfin : I Am, déjà habitués du festival se sont montrés égaux à eux-mêmes ! Les rappeurs  marseillais étaient dans la vague ! Chorégraphies rôdées, chansons qu’ils tirent depuis des années dont la plupart de l’école du micro d’argent : « On n'est pas né sous la même étoile », « Petit frère », « Un bon son brut pour les truants », etc…  Sans surprise mais efficace !

Samedi :

Voilà le 3ème et dernier jour du Chant du Gros. Juste le temps de prendre une douche avant de repartir jusqu’au festival. Eh oui, car c’est aussi ça le « Chant du » (comme disent les jurassiens !), boire beaucoup de bières et danser jusqu’au petit matin au P’tit du Gros (scène du camping) et revenir en stop malgré les navettes gratuites (jusqu’à 3h30). Mais ce genre d’aventures nous rappelle le côté champêtre de ce festival qui est émané d’une idée uberlue de paysans (dixit le programmateur) il y a 22 ans !

Donc un peu en retard, on a la chance de voir la moitié finale du concert de Barclay James Harvest. Une majorité de cinquantenaires sont au rendez-vous dans le public… mais pas que ! Bien qu’il n’y ait que le bassiste du groupe initial dans cette nouvelle reformation du groupe, on retrouve bien le bon vieux son rock’n’roll des années 70, et le look aussi : longues tignasses crépues !!! (désolée suis arrivée trop tard pour la séance photo !) N’étant pas dans l’ambiance intimiste de Nick Porsche, on a décidé de tester un petit groupe également local au P’tit du Gros : The Clives. Ambiance festive de début de soirée garantie grâce à ces petits jeunes jouant un bon rock’n’roll dans années 50 mélangé à de la pop anglaise. Ca déménage. Super présence scénique et bonne qualité musicale du guitariste et du chanteur. Jolie découverte !

Je laisse mes potes au bar pour me rendre à Zaz. Elle est pleine de charme cette petite, même si elle tonitrue en début de concert : « Je ne suis plus une gamine ! ». Ses textes déclamant des histoires d’amour, des colères en passant par des histoires de troll, touche le public qui chante le cœur sur la main, surtout sur les paroles de « Je veux ». Son influence jazz se retrouve dans ce concert et c’est bien appréciable : impros, variations instrumentales (sont passés sur scène : flûte à bec, banjo, accordéaon, contrebasse, orgue de Barbarie…). Un vrai concert live qui dépasse la reproduction du CD qu’on aurait très bien pu écouter au chaud dans son salon. En effet, malgré le temps particulièrement clément pour les Franches-Montagnes en septembre, ce soir là ça se gâte : rafraîchissement et trombes d’eau au milieu du concert de Rafael. Désolée pour les fans, je ne suis pas allée l’écouter. Ca je ne pouvais vraiment pas !

Le charme latin de Sergent Garcia était plus à mon goût ! Ces bêtes de scènes et rois de l’ambiance ont enflamé la foule sous le charme ! Cet éclectisme d’influences culturelles (latino, reggae, rock) est décapante et hyper efficace. L’influence afrocubaine de leur dernier album se ressent tout au long du concert. Tout aussi abrasif, Asian Dub Foundation est le deuxième moment le plus marquant de la soirée. Ce groupe également d’influences diverses mais plus dans l’électronique/hip-hop/jungle a crée les plus gros pogos du festival ! Pour finir, c’est pour un public un peu éméché surveillé de près par l’équipe médicale, que Griefjoy joue pour la première fois sur scène en Suisse. Ce jeune groupe français, qui sort son album fin septembre, me semble très prometteur. La voix chaleureuse du chanteur nous fait parcourir des horizons électroniques intimistes et psychédéliques aux influences de Radiohead. Ce concert permet de conclure ces trois jours de manière festive.

Merci au Chant du gros et à Lords pour m’avoir permis de vivre ce festival qui ne cesse de s’agrandir (au niveau du public et du terrain) avec ces 36'000 visiteurs pour cette édition. Rendez-vous l’année prochaine du 4 au 6 septembre pour la 23ème édition avec le souhait du festival de peut-être programmer Jean-Louis Aubert et mystère sur le reste !


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