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Agnes Obel

Bleu-Lézard, la review

Le Bleu-Lézard, Lausanne (CH), mercredi 17 novembre 2010


REVIEW La venue d’Agnes Obel dans la cave du Bleu-Lézard
restera à n’en pas douter une très belle date de cette saison. Le public a bien
senti le coup et s’est déplacé en nombre pour assister au concert de l’artiste
danoise. En première partie, un autre danois, N Grandjean a proposé un
spectacle… comment dire… étonnant !

jeune chanteur, guitariste et
talentueux

 

N Grandjean alias Nicolaj Grandjean, jeune chanteur, guitariste et
talentueux en plus. Bon, rien de vraiment étonnant au premier abord. Cependant,
il a eu l’excellente idée de prendre à ses côtés un certain Mikkel Lomborg,
artiste atypique par son look (une belle moustache prête à rivaliser avec Dali)
ainsi que par sa manière d’utiliser sa bouche. A la fois chanteur d’opéra, à la
fois bruiteur, Mikkel Lomborg utilise et crée des sons avec sa bouche. Le
spectacle tourne un peu autour de ce personnage, le public sourit et rigole aux
blagues que les musiciens font à propos de cette capacité… buccale. Parfois on
en n’oublierait presque N Grandjean qui chante ses titres. Morceaux dans un
registre folk, très intimiste, qui vont à merveille dans l’ambiance proposée du
Bleu-Lézard. D’ailleurs Nicolaj Grandjean explique avoir joué sur une énorme
scène lors d’un festival et que le concert était un fiasco. Tu m’étonnes !
Heureusement tout se passe pour le mieux et le public semble apprécier ce duo.

Ca sent la nature

Après une brève pause, un autre duo arrive, mais cette fois 100%
féminin : Agnes Obel et la violoncelliste Frédérique Labbow. Après une
intro instrumentale, Agnes Obel commence avec le titre éponyme de son album,
“Philharmonics”. Le violoncelle de Frédérique est beaucoup plus présent que sur
l’album, toutefois les ambiances sont identiques. Ca sent la nature, la forêt,
le froid avec souvent cette touche de mélancolie. Les airs de piano sont
magnifiques, on se laisse bercer par ces deux musiciennes. “Beast” s’en suit
ainsi beaucoup d’autres titres de l’album fraîchement sorti (chronique à lire
ici) dont “Close Watch”, reprise de John Cale. Mlle Obel semble particulièrement
heureuse de jouer avec Frédérique Labbow et ce serait seulement la seconde fois
qu’elle l’accompagne en concert. A les voir, on dirait qu’elles jouent ensembles
depuis toujours. Beaucoup de complicité, de regards échangés et d’amitié
émanent de la scène.

Le meilleur est toujours pour la fin et c’est vrai que lorsqu’on entend
des titres comme “Riverside”, “Just So”, “Brother Sparrow” ou encore “Over The Hills”,
on n’a pas envie que le concert s’arrête. Et pourtant il le faut bien, après un
dernier rappel, les deux musiciennes quittent la petite scène du Bleu-Lézard
sous un tonnerre d’applaudissement. Les couples repartent dans la capitale
vaudoise avec des mélodies plein la tête. Car en effet, précisons qu’aux
concerts d’Agnes Obel il y a beaucoup de couples. (Plus qu’à Sham 69 en tout
cas…) Chaque homme qui a emmené sa copine à ce concert a sans doute marqué une quantité de
points ATP non négligeables.


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