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Biggles

Colossus


Un des albums le plus difficile à chroniquer. Comment qualifier un objet capable du meilleur («We May Run», beau à pleurer, est d’une douceur exceptionnelle, d’une simplicité qui n’a d’égal que la sensibilité à fleur de peau et la facilité de l’artiste à communiquer ses émotions) comme du pire («Karmageddon» ? Non merci, je reprendrai plus volontiers une tranche de mauvais Bon Jovi !).
 
Alors quid ? Il y a d’un côté les bonnes idées. Les plans sont simples, ils ne révolutionnent rien du tout mais tout ça invite à tendre l’oreille. De l’autre, il y a ce rock que seuls les germanophones savent apprécier (« Black Captain » vous rappellera les tristes heures où votre grande sœur écoutait « Wind of Changes » de qui vous savez – mieux vaut les oublier !). Si le touche-à-tout peut être une force (Beck, Joseph Arthur…), il peut se révéler déséquilibrant voir malvenu, à l’image du deuxième morceau (le bien nommé « Karmageddon » et son rock FM calibré pour les heures les plus pénibles de toute station radio pour ménagère quinquagénaire qui se respecte). « Karmageddon », disais-je, qui vient foutre en l’air l’excellente entrée en matière qu’était « Hellvédère ». Et ainsi de suite. Le-yin-bouffe-la-queue-du-yang-qui-lui-mange-les-pieds-qui-se-défend-qui-riposte-qui-balance-une-droite-dans-la-mâchoire-du-yin-qui-mord-là-où-ça-fait-mal.
 
Et malheureusement, malgré les quelques bons titres, Biggles rase les pâquerettes, et le peu de bon goût dispersé çà et là ne suffira pas à créer l’impulsion nécessaire qui nous décidera à ressortir l’album pour le mettre dans le lecteur.
 
P.S. …mais procurez-vous « We May Run » d’une manière ou d’une autre !!

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