Avant son concert au Romandie de Lausanne, I Love You But I've Chosen Darkness nous accorde une interview. C'est Ed le guitariste/bassiste qui s'y colle. Le reste du groupe n'est pas loin et participe également. Rencontre avec un groupe pas si sombre qu'il n'y paraît. Le concert fut beaucoup plus rock et rythmé que l'album. Ils nous ont montré qu'ils pouvaient donner plus de reliefs à leurs mélodies vaporeuses. Le groupe a fait revivre la New Wave à un public qui ne demandait que ça.

I Love You But I’ve Chosen Darkness

Il y a beaucoup de nouveaux groupes comme les Killers qui sont catalogués par les médias comme les successeurs de la new wave. Mais vous, vous jouez plus dans le style « roots » des Cure ou Joy Division. Qu’est-ce que ça vous apporte de sonner comme ces groupes légendaires ?
(rires) Je ne sais pas, c’est votre opinion. Mais ça fait plaisir de se faire comparer à ces groupes. Nous aimons ces deux formations. Nous adorons aussi Led Zeppelin ou Willie Nelson. C’est surtout les médias qui ont besoin de catégoriser les groupes. Mais quand nous écoutons notre musique, nous ne pensons pas à ça.

Qu’écoutez-vous actuellement ?
J’écoute du dub jamaïcain. On écoute ça depuis des mois. J’aime aussi des artistes plus anciens comme Leonard Cohen. Nous écoutons plus ou moins tous la même chose.

Quel est le premier disque que vous ayez acheté ?
C’était Rock’n Roll Over de Kiss. Je me souviens très bien de ce moment.

Comment pouvez-vous décrire le groupe en un seul mot ?
Complexe …

Quelle est la question que vous détestez que l’on vous pose ?
Je vais reformulez cette question et vous demander « quelle est, selon vous, la question à laquelle nous détestons répondre » ?
C’est à propos du nom du groupe ?
Exactement, je ne la déteste pas mais on nous la pose à tous les interviews et c’est un peu lourd.

Quelle est votre perception de l’amour ?
Je ne sais pas c’est une question compliquée.
Christian Goyer (chanteur) : mes enfants et ma famille.
Ed : C’est une bonne réponse.

Vous avez beaucoup de succès en Europe mais comment cela se passe-t-il aux USA ?

C’est plus difficile d’être reconnu aux Etats-Unis car c’est un pays très vaste et il y a tellement de groupes. Il faut vraiment persévérer pour se faire remarquer.
Les gens sont très différents vis-à-vis de la musique. Ici les gens font l’effort de se lever de devant leur télévision et vont voir des groupes. C’est incroyable de voir autant de monde venir nous voir dans des endroits où nous ne sommes jamais venus.

Avez-vous dessiné la pochette de votre album ? (NDLR : un cœur retourné)
Non c’est un de nos amis qui l’a fait. Je trouve ce symbole parfait. Il va bien avec le nom du groupe.

Peux-tu nous parler de votre futur, y a-t-il un prochain album en préparation ?
Nous continuons notre tournée européenne jusqu’en novembre. Ensuite nous rentrons à la maison et commençons directement à bosser sur notre prochain album. Nous aimerions revenir en Europe au printemps 2007.

Vous avez pris beaucoup de temps pour faire cet album. Avez-vous des délais imposés par votre maison de disques ?
Non, nous n’avons pas de délai. C’est notre façon de travailler. Mais peut-être que nous serons plus rapide pour le prochain. Cependant nous ne voulons pas faire un disque merdique alors on verra bien le temps que ça prendra.

Jouez-vous toujours les mêmes morceaux en concerts ?
Non, mais nous jouons les mêmes séquences de chansons. Nous incorporons aussi d’autres morceaux. C’est en général assez similaire mais nous changeons 2 – 3 morceaux par soir.


Lien vers la chronique de l’album

Site officiel

Photos ©Le Romandie

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