lundi , 24 septembre 2018
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Lostprophets

Liberation Transmission

Sony BMG


Une sélection Lords of Rock:

Originaire de Pontypridd (Pays de Galles), Lostprophets sort son troisième album. Si les deux premiers opus avaient été remarqués dans le milieu néo-métal, Liberation Transmission risque de surprendre les fans de la première heure. En effet, le groupe a quelque peu changé son orientation musicale et se dirige cette fois dans un pop rock tendance new metal US. L’évolution musicale d’un groupe est souvent très positive, mais il arrive cependant qu’on y laisse des plumes. Ces amis d’enfance ont d’ailleurs dû passer par des changements de line-up car l’orientation actuelle n’a pas plu au batteur.

Pour leurs dernières compositions, Lostprophets ne s’est pas vraiment cassé la tête. On prend un peu de Blink 182, un peu de Good Charlotte et un peu de Fall Out Boy, on mélange le tout, on secoue bien, et voilà le résultat : Liberation Transmission.

L’album débute pourtant relativement bien avec "Everyday Combat", titre énergique qui laisse présager de bons moments de rock n’roll. Mais non, fausse joie. L’instant d’après on tombe dans une soupe pour teenager en manque d’imagination. Les chœurs sont particulièrement insupportables et sont présents sur une grande majorité des titres.
Que dire du single "Rooftops (a liberation broadcast)" ? Alors oui, le refrain est accrocheur. Oui, le morceau est dynamique. Et après ? On a l’impression d’avoir déjà entendu ce genre de refrain deux cent fois avec tous les groupes susmentionnés.

Lostprophets nous propose aussi des ballades, mais là encore, ces quelques morceaux plus gentillets ne seront jamais dans les anales du rock. Par exemple, "4:am forever"  n’est pas un mauvais titre, mais il n’y a rien de génial qui se passe, pas d’émotion, et c’est bien dommage. On sent que les musiciens ne sont pas des manches, au contraire, les quelques solos de guitare sont propres et rapides. Et dans son genre, le chanteur n’est pas trop mal. Mais cet album manque singulièrement d’originalité ! Il se termine en douceur avec "Always All Ways" (jeu de mots terrible…) qui nous laisse un peu sur notre faim. Lostprophets nous avait habitué à mieux, espérons qu’il ne s’agisse qu’un d’un faux pas.

Les mauvaises langues diront que c’est de la faute au producteur Bob Rock qui n’a pas fait que de l’excellent boulot avec Metallica, mais comme nous ne sommes pas des mauvaises langues, nous laisserons les auditeurs juger par eux-mêmes. En tout cas, il n’y a rien à reprocher aux sons et aux arrangements.

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