jeudi , 20 septembre 2018
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Maximilian Hecker

I'll Be A Virgin, I'll Be A Mountain

TBA


Une sélection Lords of Rock:

I’ll be a Virgin, I’ll be a Mountain, dernier succès en date de Maximilian Hecker, s’inscrit résolument dans un contexte de douceur extrême et de calme qui invite à la détente.

Le jeune interprète revient pour le plus grand plaisir de nos oreilles sur le devant de la scène avec un travail d’une qualité exceptionnelle. Alchimie parfaite de sons pop planants, agrémenté d’un soupçon de trip hop et de quelques vagues folks finement mélancoliques, cet album bouscule toutes les idées reçues et apporte un véritable vent de fraîcheur dans l’industrie du disque qui peine à se renouveler.  Cette galette réserve en outre quelques bonnes surprises, et ce, notamment aux niveaux des instruments utilisés. Guitare, orgue, piano et xylophone, rien n’a été oublié, tout est prétexte à créer une ambiance paradisiaque. Les différents sons s’envolent et s’unissent dans une volupté déconcertante. Sur certaines plages on retrouve même du violon, lequel sublime encore cet aspect nostalgique voulu et amplifié par notre cher dandy allemand.

L’album se découvre et se raconte comme l’histoire d’une vie. À la fois intimiste et troublant, cet univers musical est un concentré de douceur et de bonne humeur. La positivité induite, loin d’être insipide, provoque des frissons de plaisir, preuve en est avec les premières notes de « Snow White ». Le romantisme à fleur de peau plus présent que jamais, fait partie intégrante de chaque titre, on en retrouve d’ailleurs les prémices sur « Your Stammering Kisses ». Fort heureusement, ce sentiment sympathique ne bascule jamais dans ce côté sirupeux fort désagréable. « Messed-up Girl », pour ne citer que cette chanson phénoménale, possède un charme tout particulier avec cette atmosphère fleurant bon les grandes plaines de l’Ouest Américain. Les mélodies, quant à elles, systématiquement accrocheuses, semblent avoir été écrites par la main d’un virtuose dans le but d’entrer en osmose complète avec le public. Ce chef-d’œuvre pourrait, dans les grandes lignes, s’apparenter à du The Connells ou encore évoquer un certain Jay Jay Johanson. Mais coller une étiquette sur ce recueil serait quelque part trop restrictif, tant la richesse des sons et de la voix en font un travail de toute beauté qui ne saurait être catalogué. Il n’est point à douter d’ailleurs que le succès de ce jeune artiste réside pour une grande part dans le plaisir et l’application dont il fait preuve en instaurant un climat d’échange et d’honnêteté avec un audimat en quête perpétuelle d’authenticité.

Ce opus est carrément idéal pour créer une atmosphère particulière, entre sérénité et nostalgie. Il est d’ailleurs fort à parier qu’il pourrait susciter quelques vocations précoces pour le cocooning !

Lien vers l’interview de Maximilian Hecker

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