mercredi , 14 novembre 2018
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Klaxons au Montreux Jazz Festival

7 juillet - Review

Universal


Klaxons au Stravinsky. Si la sonorité est assez fort bien trouvée, autant dire que l’un ne siérait semble-t-il pas avec l’autre. Pour rappel – car on m’a laissé entendre que Klaxons est encore inconnu en Suisse – le trio londonien est le tête de file de la New-Rave. Ou plutôt son bouc émissaire pour cause de mouvement outrageusement monté de toute pièce – pour vendre comprenez. Fluo, fluo et fluo. Mais encore ?

Oui mais, c’est qu’à trois, Klaxons avait livré l’album inclassable et foutraque de l’année 2007. Une sorte d’ode spatiale, un soleil noir dans un décorum alléchant à première vue ; officiant régulièrement lors des soirée Underage en Angleterre (soirées pour ados, sans alcool, fin à  20h), loin du star-system, ils n’ont jamais eu besoin de se mettre en avant. Si bien que les voir fouler le plancher du Stravinsky Hall pouvait donc surprendre. Certes, leur amie de longue date Lily Allen les succédait, certes, on attend beaucoup d’eux pour cette année…

 

Après MYTHS OF THE NEAR FUTURE, un deuxième album devait paraître cet été. Hier soir, lundi, au Montreux Jazz, nous n’auront eu que 4 morceaux pour tenter de se faire une idée. L’ouvrage a en effet été assez repoussé pour susciter l’interrogation. D’autant plus qu’un public clairsemé pour les accueillir n’augurait rien de bon. “Atlantis To Interzone“ ouvre les débats avec cette sirène toujours autant stridente, mais sans fluo sur les épaules du trio. Plutôt de l’argent, des armures joliment asymétriques et c’est tout. Une basse en retrait et une guitare étrangement absente : il sera difficile d’égaler l’intensité du concert zürichois de novembre 2007 au Rohstofflager. Dieu que l’on aime ce groupe, Dieu qu’on aimerait le porter pour se sentir un peu plus dans un club de Brixton ou de Manchester et vraiment ressentir cette musique.

 

Au Stravinsky, Klaxons paraît petit. Les efforts n’ont pas manqué, les bons morceaux non plus (“Two Receivers“, “Totem Timeline“, un “Magick“ effréné), rien ne prend. Au point de véritablement se décider à lancer le débat quant à savoir s’il est encore judicieux de programmer des groupes très rythmiques dans une telle salle… Bien placé à 2 mètres en face des hauts parleurs, le son est d’une propreté déprimante. En tentant d’y faire abstraction, on se concentre donc sur le jeu scénique et les nouveaux morceaux. Des morceaux qui annoncent un effort toujours aussi marqué sur les voix, mais aussi des structures plus homogènes, plus Smiths que Kicks Like a Mule (dont ils reprenait “The Bouncer“). Si le disque a déjà été enregistré (mais ne sortira qu’en 2010), le groupe paraît encore en plein travail : ces multiples conditions réunies, difficile de convaincre totalement. Seuls “It’s Not Over Yet“ et “Magick“ provoqueront un début de réveil.

Interview à retrouver ici demain.


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