mercredi , 14 novembre 2018
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Greenfield 07, samedi 16 juin

The Rock must go on

Samedi 16 juin


Après une nuit difficile, le gros des festivaliers investit le centre d’Interlaken sous l’oeil intrigué des habitants. Foule compacte devant le supermarché et transformation de la fontaine en piscine animent la place de la gare avant le redémarrage des festivités. Les guitares se réveillent dès midi trente avec les 5 O’Clock Heroes sur la grande scène. Leur rock festif et facile d’accès constitue un excellent choix pour commencer l’après-midi. La formation suivante, Snitch, et leur punk-rock à tendance hardcore constitue une des bonnes surprises du festival. Tout d’abord, un groupe qui est heureux d’être sur scène, c’est déjà des points de gagnés. Visiblement très émus par la foule, le groupe est très communicatifs et fait vraiment plaisir à écouter: leur rock varié, de mélodique à plus brutal, fait pogoter les premiers rangs, résultat auquel les têtes d’affiche du soir n’arriveront pas vraiment. Même les quelques gouttes de pluie ne chassent personne. Du tout bon. Un peu plus tard sous la tente, les Lausannois de Houston Swing
Engine
mettent le feu au chapiteau avec leur rock hardcore. Formés en 2002, ils sont composés de membre de deux anciens groupes: Shovel et Unfold.  Le public est principalement composé de badaux, qui visiblement étaient venus pour quelque chose d’un peu plus doux. L’ambiance prend néanmoins après quelques efforts. Pendant ce temps sur la grande scène (et en plein soleil) le pop-rock gentillet de Madsen trouve tout de suite son public. Pas mal d’ambiance et bonne communication avec le public en allemand. Leurs chansons passent de l’anglais à la langue de Goethe, ce qui est toujours louable. Peu après, les choses se gâtent avec Die Happy, un groupe de rock pour adolescentes à la sauce Avril Lavigne. On détourne assez vite le regard de la scène. En effet, la chanteuse semble avoir appris à tenir un micro dans les meilleures écoles de danse hip-hop de son village. Modest Mouse a annulé sa venue au Greenfield. Son chanteur, Issac Brook, est en hospitalisation à cause d’une blessure au visage.  Dashboard Confessional a aussi également pour des raisons de planning, ce qui a déplacé le concert de 30 seconds to Mars de vendredi à dimanche, dans la plage horaire fraîchement libérée. Au détour d’un stand kebab on croise pas mal de fans visiblement malheureux qui se sont accrochés la pancarte ‘My Chemical Romance entfällt‘. Le groupe a dû annuler sa venue à cause de l’orage qui a détruit son matériel durant le festival de musique de Venise. Qu’a cela ne tienne: Dredg, le groupe d’indie rock californien qui remplace Modest Mouse se présente sur scène et fait bonne figure. Le style est bien choisi, le groupe a de la prestance et nous distille un rock mélodieux, entrecoupé d’intermède amusant: bande-annonce de film, chattes en chaleur ou rires éclatants. Avant les deux grosses pointures de la soirée, le groupe de garage rock suèdois The Hives se présente sur scène. Le son est bon, le public suit. Mais l’ego surdimensionné du chanteur finit par agacer et on se réjouit d’accueillir enfin The Queens of the Stone Age. Décors particuliers pour ce groupe hard rock avec des lampadaires futuristes suspendus au-dessus de leur tête. Après un début difficile construit uniquement sur les morceaux de leur dernier album Era Vulgaris et une acoustique mauvaise, le groupe nous satisfait enfin avec "A Song For The Deaf", "Another Love Song" et  "No One Knows" . Le concert est globalement décevant, tant la communication avec le public est minimaliste et le problème sonore important. Voir Joey Castillo à la batterie vaut quand même le détour: le colosse enfonce tous ses cuivre de 10cm dans la scène tellement il est énergique.  Le public se disperse progressivement préférant découvrir Me first and the Gimme Gimme. C’est finalement au tour de la formation qui a presque la plus grosse police de caractère sur l’affiche de s’exécuter: The Killers. Les rockstars de Las Vegas se font attendre un quart d’heure, alors que tous les concerts commençaient à la minute près. Beaucoup de fumigènes et de lumière pendant qu’un refrain pompeux à la sauce d’un film d’Emir Kusturica occupe le show pendant plusieurs minutes… toujours personne sur scène. Après l’arrivée de Brandon Flowers et du reste de la troupe, le concert commence enfin. Les morceaux suivent ensuite et proviennent pour la plupart de l’album Hot Fuss. Aucune fausse note et un son qualité album, pourtant la sauce ne prend pas. La communication est très réduite et le public soupçonne une éruption d’acné de la part du chanteur: aucune caméra n’est branchée pour ce concert et seuls les groupies des cinq premiers rangs peuvent y voir quelque chose. Pour terminer en beauté, le show se termine une demi-heure avant le programme. Il est onze heure trente et avec le concert annulé de My Chemical Romance, la soirée se termine complètement. Pas de chance pour ceux qui sont arrivés à 20h avec un forfait deux jours acheté sur place…


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