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Tafta

Fondamental

Label: Local 3 Prod / distr: Irascible


Rock. Le groupe de Vevey a sorti un troisième album récemment. Lords of Rock s’est penché sur les 12 morceaux de FONDAMENTAL. Que vaut le rock français en Suisse ?

Bientôt une dizaine d’années que Tafta sillonne les routes d’ici et d’ailleurs en distillant son rock français. Un troisième album dans la continuité pour les 5 copains qui mélangent des influences rock, parfois pop et un certains goûts pour les textes soignés. Et pourtant l’exercice n’est pas facile. En Suisse, les groupes de rock préfèrent utiliser la langue de Shakespeare, il n’y a pas grand monde pour relever le défi du français. C’est d’ailleurs dommage. En France, il y a beaucoup de groupes, mais peu arrivent véritablement décoller. Luke, Eiffel, Deportivo et quelques autres arrivent se faire un nom, mais le syndrome post Noir Désir est difficile à surmonter.
Tafta relève donc ce défi et y arrive plutôt bien. FONDAMENTAL est un album qui possède de bons morceaux, les musiques sont variées, les textes aussi et l’ensemble passe bien. Les quelques sonorités pop sont peut-être le défaut du groupe. Ce n’est pas un défaut fondamental de faire de la pop, mais quand Tafta fait du rock pur et dur, il se passe vraiment quelque chose. Et lorsqu’on retombe dans quelque chose de plus suave, on est un peu déçu. Pour faire une comparaison, on pourrait dire que Tafta est plus proche d’Aston Villa que de Noir Désir.

Plus proche d’Aston Villa que de Noir Désir

Les titres principaux sont concentrés sur la première partie de l’album. Un morceau écolo pour ouvrir l’album avec “Regarde Le Monde”. C’est une bonne entrée en matière, un titre assez rock qui donne le ton. “Sentimental Moi” a quant à lui, une belle présence mélodique, il y règne une certaine efficacité. Le titre “Qu’un Homme” est assez paradoxal. Beaucoup plus pop, avec une base au synthé ce morceau pourrait être considéré comme un « tube à minette », mais au final, on se laisse accaparer par ce morceau. Beaucoup plus rentre dedans, “A Tort ou à Raison” et “Dans ce Jardin” ravivent notre flamme rock n’roll. En 6ème plage, on découvre un titre assez poignant, “Maman”, avec un texte très intimiste.

La fin de l’album est un peu en dessous des 7 premiers titres. Il y a moins de matière à quoi se raccrocher. Sur les 7 premiers titres, on apprécie une mélodie au piano, un riff énergique ou encore de belles phrases, mais à la fin il n’y a plus cette magie. On retiendra en tout cas ces excellents morceaux qui nous font vibrer sur plus de la moitié du disque et pour les adeptes du live sachez que Tafta donne quelques concerts prochainement en Suisse Romande, du côté d’Yverdon, de Chancy et encore au Chant du Gros.


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