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Zulu Winter

Language

Label: Pias Recordings / Musikvertrieb

POP-ROCK - Groupe pop-rock électro basé à Londres, Zulu Winter entre dans le monde musical avec un album très atmosphérique, avec un ambiance joyeuse et veloutée mais qui pêche par son côté Coldplay avec répétition du même type de chansons.

Zulu Winter, groupe londonien formé en 2011, dont le chanteur, Will Daunt, possède une belle vocalité, entre dans la danse avec un premier album LANGUAGE, bien construit et agréable à l’écoute. L’atmosphère est électrisante, joyeuse, veloutée et mélancolique (la poésie des textes y contribue largement) et la première impression est effectivement positive (Never Leave). Très vite, Zulu Winter tire, pourtant, dans la catégorie des groupes formatés pour les radios avec notamment "We Should Be Swimming" et "Silver Tongue" qui vont, sans aucun doute, affolés les ondes. Et ce petit côté Coldplay n’a pas arrangé mon opinion sur le côté radiophonique (Bitter Moon). Le début de l’album est, cependant, agréable, très atmosphérique, la basse de Ian Lock est très présente surtout que les arrangements musicaux sont intelligents.

Alors pourquoi cette impression de facilité et d’universalité ? Cela peut ne pas être un défaut pour la quasi-totalité des fans, mais pour moi, il est dommageable de suivre une ligne directrice déjà tracée par d’autres et pas réellement affirmée. Cependant, cette formation a grandement les moyens de produire de beaux albums dans l’avenir. Par exemple, "You Deserve Better" est sans aucun doute le petit bijou de cette production. C’est frais, très spleen et papillonnant. Les chansons oscillent entre le chaud et le froid, l’électro et les relents groovy, rehaussées par les aigus de Will Haunt et les chœurs primitifs de ses compagnons de route.

 

 

Pour un premier album, cela fonctionne assez bien. La pop-rock est efficace (Key To My Heart) et cela s’écoute sans effort. On sent bien qu’il y a du potentiel et que le côté standard radio (couplet/refrain) restreint le côté Indie qui sommeille deçà-delà. Zulu Winter se doit de tracer sa voie (et voix) sans s’imaginer dans la peau des autres et, avec la poésie et la subtilité dont ils regorgent, confirmer par un deuxième album plus surprenant encore.

 


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