vendredi , 18 octobre 2019
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The Mars Volta

Octahedron


Le groupe The Mars Volta réputé pour sa créativité légendaire présente son 5ème album OCTAHEDRON. Plus classique que ses prédécesseurs, ce disque va-t-il décevoir les puristes?

 

« Ai-je bien appuyé sur play après avoir mis le disque dans la chaîne Hi-Fi ? ». Ceci est la première question que vous vous poserez à l’écoute d’OCTAHEDRON, dernier disque en date du groupe américain The Mars Volta. Est-ce bien nécessaire de rappeler que ce groupe avec à sa tête Cédric Bixler Zavala et Omar Rodriguez Lopez s’est formé sur les cendres d’At The Drive-in ? Réponse : Non.

Et pour la première question, réponse : « Oui, j’ai bien appuyé sur play. ». Sauf que durant 1 minute 36 il n’y a qu’un son très léger, perceptible qu’avec un haut volume. “Since We’ve Been Wrong” est un titre d’ouverture, très calme. Pour preuve la batterie apparait seulement après plus de 5 minutes. La particularité de The Mars Volta a toujours été des mélodies improbables, des sons dissonants venu d’ailleurs, des paroles étonnantes, et un chant assez haut, parfois même criard. Un groupe que l’on peut situer entre progressif et psyché. Voilà pour les grandes lignes. On peut aussi parler de génie ou de folie, bref, un groupe pas comme les autres.

 

 

 

Avec “Teflon” on entre dans le vif du sujet, un morceau plus dynamique, plus complet, avec cette phrase « Let The Wheels Burn » qui revient sans arrêt et qui a même tendance à rester dans la tête toute la journée. Merci les gars ! Par contre, après ces deux premiers titres, une drôle d’impression se fait sentir. Les titres semblent normaux avec une construction relativement classique. Tiens, ont-ils perdu leur brin de folie ? Où est la part d’improvisation ? Les premiers prémices reviennent à la fin de “Halo Of Nembutals”, avec un piano jazzy complètement barré puis on enchaine encore sur du calme avec “With Twilight As My Guide”, jolie ballade acoustique et atmosphérique. Quelques envolées lyriques, quelques sonorités Mars Voltiennes, une recette efficace.

Pour couper court aux plaintes du genre « Ouais, c’est mou donc c’est nul », le groupe envoie “Cotopaxi” pour calmer tout le monde. Batterie déchaînée, voix criarde, guitares rapides, on montre que l’on sait encore faire du rock qui tabasse. Preuve à l’appui avec le clip en dessous.

 

On a besoin de groupes comme The Mars Volta pour diversifier notre paysage musical

 

Dans l’ensemble, ce 5ème disque des Mars Volta est plus accessible que les précédents. C’est un fait. Il est aussi plus calme, les atmosphères sont moins loufoques. Ce n’est pas désagréable, c’est une évolution assez légitime, mais attention tout de même à ne pas trop rentrer dans les rangs. On a besoin de groupes comme The Mars Volta pour diversifier notre paysage musical et apporter ce petit quelque chose de différent, ce brin de folie que l’on ne trouve que très rarement. Heureusement, il se termine en beauté avec “Luciforms”, un titre qui nous rassure et qui nous fait comprendre que les gars ne sont pas en manque d’inspiration. Tout y est, ambiance calme, ambiance psycho, sons venu de nulle part, voix criarde, solos de malade, batterie qui rime avec folie. Haaa (soupir), merci !

 

Pour terminer cette chronique, un peu de culture générale. Un octaèdre est un polygone à huit faces. Ca peut servir… Et sinon, ce bon vieux John Frusciante est une fois de plus de la partie, avec sa guitare. Voilà, tout est dit.


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