mercredi , 26 septembre 2018
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The Factory

The Factory

Label: Acetate Records


ROCK Cet album de The Factory est à la fois un best-of,
une compil’ et un premier album éponyme. Incroyable non ? Allez, ne bougez
pas, on vous raconte….

On ne connaît pas énormément de choses sur
le groupe The Factory. Ils ont tourné dans les années 80 et 90, ils n’ont pas eu
beaucoup de succès et n’ont du coup pas marqué l’histoire du rock à l’encre
indélébile. Avec des influences allant du glam rock au post punk, le groupe
s’est fait rattraper par le grunge, le lo-fi et le noise rock des 90’s. Ils ont
splitté en 1992. Difficile d’avoir un look entre les New-York Dolls, Mötley
Crue et Axl Rose alors que tout le monde commence à porter la chemise à
carreaux et rechigne les cheveux crêpés. Et pourtant les Factory ont fréquenté
le gratin punk des 80’s en jouant avant les Ramones, Iggy Pop ou encore Public
Image Limited. Mais voilà, il ne suffit pas d’ouvrir les concerts pour faire
une belle carrière et au final ce groupe est tombé dans l’oubli le plus
profond. Les musiciens sont naturellement restés dans le monde musical, chacun
vacant à ses projets. Et voilà que l’année dernière Acetate Records décide de
sortir un album pour se rappeler au bon souvenir de cette épopée rock. Il faut
dire que le groupe avait pas mal tourné, mais ne s’était pas tant attardé en
studio… seulement une chanson sur une compilation, c’est maigre sur le CV…

 

S’il y a un style musical qui a
mal vieilli, c’est bien le glam rock

Cet album permet donc de redécouvrir ou
découvrir tout court, (soyons honnête) ce groupe américain aux diverses
influences. Pour le look, le son de la voix de Vance Bockis et l’ambiance de
certains morceaux (Love You Forever, Misfortunate Son) le glam rock est une
évidence. Et s’il y a un style musical qui a mal vieilli, c’est bien le
glam rock. Heureusement que The Factory n’est pas trop dans les clichés et que
l’influence glam n’est pas prédominante. Le rock n’roll 70’s sonne parfois avec
en fond un vieil air d’harmonica ou de saxophone (True Romance, Girl That I
Want), le post-punk peut aussi se ressentir au croisement d’une chanson
(Ecstasy, Love To Dance) et à la fin du compte on prend du plaisir à écouter
ce groupe qui dégage une bonne énergie.

The Factory reste assez intrigant… le fait
de sortir ces morceaux 25 ans après les enregistrements sans être un groupe
majeur de la scène alternative de l’époque nous le prouve bien. N’empêche que
le résultat fait plaisir à entendre et qu’on aurait bien voulu les voir en
première partie des Ramones ! Gabba Gabba Hey !


Un commentaire

  1. CV
    Première partie de Public Image Limited. Quand même!

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