mardi , 25 septembre 2018
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Solidays 2012

Résumé du festival

REVIEW - Avec 160 000 festivaliers accueillis, Solidays fait partie des plus gros festivals français. Pour cette quatorzième édition, on n’a pas échappé à la pluie… Tant pis, on fonce quand même ! Du côté bénévole cette fois…

 

On commence doucement avec le talentueux Ben Howard accompagné de sa guitare folk. Rien de mieux pour se mettre tranquillement dans l’ambiance ! La foule est telle que le chapiteau ne suffit pas à accueillir tous les festivaliers, on se serre pour entendre sa voix magnifique. Ben Howard nous offre la plupart des titres de son dernier album : "Every Kingdom", et la magie opère. "Old Pine", "Only Love", "Keep Your Head Up" et bien évidemment "The Wolves", plus quelques chansons inconnues au bataillon, on rentre dans son univers ! Malgré le fait d’être en extérieur, Ben Howard arrive à créer un lien avec le public, et installer une ambiance chaleureuse. On n’en ressort que plus fan.

On enchaîne toujours vendredi avec Orelsan, ce rappeur controversé pour ses titres provocants dont "Sale Pute". On l’attend au tournant…Et c’est plutôt une bonne surprise : il n’oublie pas qu’il est là pour plaider une cause : pour terminer son titre "Mauvaise idée", il scande "coucher sans se protéger : mauvaise idée" afin de rappeler que le sida est toujours là. On continue avec "Changement", puis "Plus rien ne m’étonne" qui est la suite du titre précédent. Du coup, on termine avec "La Terre est Ronde", issu de son dernier album "Le Chant des Sirènes", qui a connu un réel succès sur la toile. Peut être parce qu’il n’y a pas que des mots vulgaires dans ce morceau ! Tous ces titres sont entrecoupés de passages électros histoire de se préparer pour les nuits électros des Solidays. Finalement, on s’est laissé emporter !

Ce soir je prends mon poste à 22h, alors pas d’autres concerts pour aujourd’hui, mais tant pis, on se rattrape demain !

Samedi on démarre fort avec Danakil sur une des plus grandes scènes du festival. 17H59, les musiciens bouillonnent en coulisses. On se demande qui sont les plus impatients, eux ou nous ! On commence avec "Quitter Paname", et la foule est transportée. La petite touche reggae des Solidays fait son effet ! Les classiques suivent, et pour "Marley", le chanteur n’a même pas besoin d’approcher le micro, la foule chante pour lui ! Leur concert est un réel partage, les musiciens quittent leurs trompettes, trombones, envahissent le devant de la scène, et n’hésitent pas à slamer ! On a l’impression d’une jam entre amis, plutôt qu’un concert en plein air. Et impossible d’échapper à leur magnifique reprise de "Non, je ne regrette rien" par Edith Piaf.

Izia prend place une heure plus tard sur cette même scène. La fille de Jacques Higelin délivre un rock bien agité, c’est une boule d’énergie que l’on voit débarquer. Sa voix se révèle douce et agréable sur certains morceaux, mais elle crie la plupart du temps, et cela énerve vite. Habillée de vêtements transparents, simulant un orgasme, et criant "Oh Baby" d’une voix aigue, on a l’impression que la provocation passe avant le rock… tant pis, on quitte le concert en avance.

La découverte du festival, c’est clairement Shantel : ce DJ allemand accompagné d’un orchestre des balkans a réuni énormément de monde sous le chapiteau alors que les Bloody Beetroots jouaient en même temps ! Pari réussi d’avance ! "Disko partizani, Disko Boy", certains titres enflamment le public, on se croirait en Europe de l’est ! Et le voyage est très agréable : tout le monde joue le jeu, la nuit est tombée mais cela enchante encore plus le concert. Quant au groupe, il est incontrôlable : les membres escaladent les structures du chapiteau, dansent frénétiquement… Les plus fous sont finalement sur scène !

Les nuits électros démarrent sérieusement à 1h du matin avec Jungle Juice, autrement dit Dirtyphonics, Netsky et Delta Heavy réunis sur une même scène. Du bonheur à l’état pour les amateurs! On se dépêche pour assister à Christine, puis Kavinski. Tout y est : la nuit étoilée, les milliers de festivaliers, l’ambiance agréable pour voir les premiers rayons de soleil, des concerts à n’en plus finir ! Mais après 9h de musique d’affilée, il est temps de se coucher.

 

 

Déjà dimanche, et c’est en pataugeant dans la boue qu’on se traîne jusqu’à General Elektriks. Malheureusement, la pluie les oblige à se cacher au fond de la scène et à rester plutôt discret. Tant pis, le show démarre avec "The Spark", et le public semble encore plus motivé par ce mauvais temps ! C’est beau la solidarité… On continue avec "Take Back The Instant", "Helicopter", et nous avons même droit à un beau cadeau : "Andy Wharol", reprise du légendaire David Bowie. Le public est conquis, et tant qu’on y est, bataille de boue généralisée. On n’est plus à ça près… Le concert est parfaitement assuré, et malgré le temps qui a joué contre eux, les General Elektriks ont tenu bon !

Réunis entre bénévoles dimanche minuit, voici venu notre moment privilégié : le concert privé. La surprise est gardée jusqu’au bout, et c’est une grand plaisir de voir Shaka Ponk débarquer sur notre mini scène aménagée spécialement ! Le chanteur n’hésite pas à slamer, mais la chanteuse reste plus discrète, tranquillement assise sur son tabouret. Pas de Goz ce soir, mais un concert en si petit comité est presque plus énergique que leur concert à Bercy ! Une scène minuscule, dans une tente minuscule, environ 200 personnes déchainées, un mélange explosif ! Après trois jours de bénévolat, concerts, et de nuits très courtes, Shaka Ponk réussit à nous réveiller pour un dernier sursaut ! "Prima", "Hombre", "Let’s Bang", "Sex Ball", tous les titres sont chaleureusement accueillis pour des bénévoles enflammés ! Concert terminé, on les retrouve au bar histoire de discuter un peu !


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