samedi , 22 septembre 2018
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Pony Taylor

How to fold Paper in half twelve times

Label: Super Homard

POP - Non, Pony Taylor n’est pas une jolie demoiselle de la pop française, mais une formation masculine anglophone basé à Avignon qui réclame son influence retro par l’emploi d’instrument vintage et des compositions anglophones situé entre la pop psychédélique des années 60 et la pop mélodique indépendante des années 90. Et voila leur second disque qui souhaite faire revivre la bonne pop anglaise comme on l’a adoré. Alors, pop en miniatures cartonnées comme sur la pochette du disque, ou vraie pop ?

Dans une ère ou tout est simulé numériquement ou par modélisation, Pony Taylor revendique ce retour aux méthodes traditionnelles, avec de véritables instruments vintages et des amplis à lampes. Coté textes, écriture et arrangements, on se situe vraiment dans une large fourchette situé entre les années 60 et les années 90. "Leaving for another land"  rappelle d’avantage les indépendants des années 90, ou même le son des cordes synthétiques en arrière plan est restitué, tandis que  "Summer summer" est un excellent hommage a l’ère psychédélique des années 60, que ce soit sur le plan texte, composition, et arrangement instrumental et vocal. La revendication du groupe se confirme donc. Ces deux titres  cités sont particulièrement réussis, puisque la mélodie de "Leaving for another land", magnifique ballade, nous fait vraiment vibrer, tandis que «Summer summer », avec ses sons d’orgues hammond, balance un max !

Pourtant, d’autres influences flagrantes se trouvent ici et la. "Opinion former" aurait pu être tiré d’un disque d’ELO, tant la ressemblance musicale est frappante. On pourrait en citer d’autres, mais comment ne pas s’inspirer des maîtres de la pop quand on leur rend hommage ? D’où ce petit air, après quelques écoutes, d’impression de déjà entendu, qui n’est en fait que notre bon souvenir. Un peu comme quand on écoute une compilation où certains titres nous rappellent vaguement quelque chose. Le coté compilation s’applique bien ici, parce que, comme pour un disque des Beatles, chaque titre a, ou aurait pu avoir selon la période, le potentiel d’un single. Rien de franchement expérimental ou novateur, mais ce n’est pas le but de ce disque. Pony taylor revendique ses gouts pop, et maitrise son affaire comme le faisait ses ainés sur leur propres disques. Que ce soit coté arrangements, composition, pas une note en trop ou qui manque, l’équilibre est trouvé !

Un disque donc assez facile d’accès, qui n’a pour autre but que de balancer de la bonne musique. A écouter donc comme on regarde un succès du box office, juste pour se détendre et se rappeler que la musique est avant tout la pour se faire plaisir.


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