dimanche , 21 juillet 2024

Nick Cave and The Bad Seeds

Nombre de pochettes de disques banales renferment des chefs-d’œuvre. L’album blanc des Beatles en est un symbole. D’autres disques attirent par la pochette et se révèlent moins intéressants. La pochette m’avait intriguée, et le vieux routard Nick Cave m’avait donné bonne impression. Mais je pense m’être simplement trompé de disque. A part "Higgs Boson Blues", le disque me semble trop calme, trop plat, par rapport à mes attentes. Bon, Nick Cave, ca n’a jamais été très énergique, mais soit un album calme, c’est trop pour que j’adhère, soit ce n’est pas le disque le plus réussi. Je pense qu’on est à cheval entre les deux, car les titres semblent beaucoup se ressembler.

Un peu comme un Tom Waits ou un David Bowie, Nick Cave aime aller là ou on ne l’attend pas. Surprendre encore. Avec une pochette. Avec un genre musical lent et sombre. Avec des textes inscrits à l’intérieur comme des brouillons, avec ratures et surcharges. Avec une voix charismatique, dont on attend aucune virtuosité, mais des mots, des idées, des poèmes. Là encore, les textes sont sombres. Comme la couverture, sans couleur, en noir et blanc, d’une femme sans visage. L’album fait lui aussi flotter des spectres musicaux. Nick Cave s’est un peu noyé dans le brouillard qu’il s’est crée. Mais qu’importe. Certains comme moi se perdront un peu dans ces brumes, d’autres y replongeront.

Qualifié de « beau et mélodique » par Nick Cave, j’ai curieusement envie de lui dire que le terme de « beau » est un peu curieux, et le terme de mélodique ne s’applique pas vraiment ici. Serait-ce encore une autre provocation ? Ou juste une divergence de point de vue ?

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