vendredi , 21 septembre 2018
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Naive New Beaters

Interview au Paléo Festival

Disques Office


Avec un super premier album dans leur sac à malice, les trois stupéfiants de Naive New Beaters sont la petite surprise pop de l’année. Où l’on est loin d’un décorum austère: ici la chorégraphie et les refrains ont la cote. Attention, ça décape. Interview de circonstance avec le groupe au complet.

 

 

Lords of Rock: Comment c’était de jouer hier (ndlr: vendredi 24 juillet) au Paléo ?

David Boring (chant): Ah c’était classe! On a joué vers minuit et demi sur la scène du Détour, ça dansait bien, il y avait de la bonne vibe, ça chaloupait pas mal, on a dansé pas mal. Je crois qu’on a bien joué notre musique, on ne s’est pas planté. Enfin, une ou deux fois mais ça ne compte pas trop ça… (rires)

 

Est-ce aussi difficile qu’on dit de percer dans la musique en France ?

David Boring: Oh c’est fastoche! (Il réfléchit) Non non, ce n’est pas évident. Le groupe existe maintenant depuis cinq ans et ça fait deux ans qu’on tourne régulièrement, qu’on joue pas mal en France et un peu à côté. Mais ça fait un an qu’on fait des trucs de grandes personnes, les interviews, les shows ases… Notre premier album, qui s’appelle WALLACE, est sorti il y a seulement deux mois.

 

Quel est le premier concert auquel vous avez assisté ?

Martin Luther B.B. King (guitariste) : AC/DC à Bordeaux en 1995. Je m’étais levé à 8h du matin pour y aller. C’était très bien mais j’étais très fatigué en rentrant. Et ça doit expliquer pas mal de choses (rires)…

David Boring: Roch Voisine pour moi, mais je n’aimerais pas trop que ça explique le truc. (Il se met à chanter) Voilà je sais même qu’un moment, c’est vrai, avec seul sur le sable tout ça, les yeux dans l’eau, mon rêve était trop beau, l’été qui s’achève baby tu partiras à cent mille lieues de moi, comment oublier si tu t’en vas. (Reprend son sérieux) Et je sais même qu’à un moment il a changé sont T-shirt et mettant celui de l’équipe de hockey sur glace de sa ville au Canada…

Eurobélix (“machines”) : Pour continuer dans les grands messieurs: Patrick Bruel en 91, à Annecy. Mon père m’avait acheté le briquet de Patrick Bruel, je l’ai gardé longtemps mais je ne sais pas pourquoi je l’ai jeté il y a quelques année. Le briquet de mon premier concert. 

 

« Mon père m’avait acheté le briquet de Patrick Bruel »

 

Quel artistes totalement opposé à votre style de musique admirez vous ?

David Boring: Rod Stewart, Amy Winehouse, mais surtout son deuxième album BACK TO BLACK. Le premier est un peu relou.

Eurobélix: Miossec, Gainsbourg.

Martin Luther B.B. King: En fait, les artistes que j’admire ne sont pas vraiment opposés au style de musique qu’on fait…

 

Au contraire, est-ce que vous êtes comparé à d’autres groupes ?

Martin Luther B.B. King: On nous a parfois comparé aux Red hot Chili Pepers, Beastie Boys ou Gorillaz. C’est flatteur, même si ce n’est pas forcément vrai. En tout cas, on ne pense pas qu’il y ait autant de similitude que ça. On ne nous dit pas qu’on chante comme Nana Mouskouri ou des trucs comme ça, donc c’est plutôt sympa.

 

 

Quel artiste à marqué votre année 2009 ?

Eurobélix : Peter Doherty, parce que je connaissais un peu mal ce qu’il faisait, j’aimais bien les Libertines. J’aimais bien aussi un tout petit peu les Babyshambles mais je trouve que l’album solo est mortel. On l’a vu en live aux Eurockéennes et ça valait largement le disque qui est déjà vachement bien.

Martin Luther B.B. King: Je n’ai pas vraiment d’artistes qui m’a marqués, par contre j’ai découvert un album des Weezer et je considère cela comme une découverte même s’il est sorti il y a dix ans.

David Boring: Il y a un petit truc que j’ai découvert: on a un peu fait des festivals en Angleterre au début de l’été et il y a un groupe que j’aime bien qui s’appelle The Ex Ex. C’est un peu planant. Mais d’habitude je n’aime pas ce genre de musique. Et Esser aussi.

 

Vous avez joué aux Eurockéennes ?

David Boring: Oui et on y a vu The Ting Tings, Peter Doherty donc, Prodigy, Solange la Frange, Kanye West, Passion Pit,… On a vu pas mal de poissons grillés aussi. Non mais c’était bien les Eurocks, on a bien rigolé et pour une fois en plus on avait la possibilité de rester un jour après avoir joué sur place. C’est agréable d’être dans un festival et de ne plus rien avoir à faire vraiment. Juste profiter des groupes.

 

« On a vu pas mal de poissons grillés »

 

Que pensez-vous du téléchargement de la musique ?

David Boring: Je n’ai jamais téléchargé parce que j’ai trop peur des virus, toutes ces choses…

Eurobélix: Pour ma part, je ne télécharge pas parce que je n’arrive jamais, je ne connais rien, ça ne marche pas et c’est toujours le truc qui fait foirer mon ordinateur.

Martin Luther B.B. King: Moi je télécharge de façon responsable. C’est-à-dire que si j’aime, j’achète après. Il y a pas mal de trucs que je télécharge et que je n’écoute jamais après. Donc heureusement que je n’ai pas acheté (rires).

 

Pour terminer, quelle est la chose la plus rock’n roll que vous ayez faite ?

Martin Luther B.B. King: On a monté un groupe. On a quitté femme, enfant et travail (rires)! Fumer des pneus aussi, c’est assez rock’n roll.

Photo live: Anne Furblur pour le Paléo Festival


2 commentaires

  1. Yeah!
    Ok, ca fait peut etre 5 ans que ca existe, mais ce groupe ‘était une découverte pour moi! Très fun, bon son et ambiance délirante à souhait!

  2. <3
    Martin Luther BB King, je l’aime…

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