vendredi , 16 novembre 2018
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Me.Man.Machine

Reviver

Label: If Then Records / Irascible

NEW-WAVE - Me.Man.Machine est un quartet zurichois affichant avec classe sa filiation avec le rock new-wave. L’album REVIVER le confirme tout en y ajoutant substance et personnalité.

Un très bon disque à ne pas ignorer. Suisse qui plus est et ça fait du bien. Car, de la qualité en Suisse il y en a beaucoup. Il devient toutefois difficile de s’y retrouver face à la pile de disques « made in switzerland » arrivant chaque mois. C’est tout de même l’un des paradoxes nationaux : tant de musique, si peu qui réussit à percer.

Mais revenons en à nos Zurichois. REVIVER est un premier album pour le quartet. Enregistré à Winterthur, mixé à Londres, l’objet contient douze perles rock portées par la voix de Roland Häusler. Surfant particulièrement sur la vague 90’s, s’aventurant souvent dans la new-wave 80’s, autant dire que la musique n’est pas des plus enjouées. La variante entre sombre et très sombre est fine mais n’enlève rien à la grandeur de REVIVER. La météo n’est de toute façon pas encore aux Beach Boys : rangez vos chemises fleuries, l’uniforme noir est de retour. Mais trêve de digressions, jetez vous plutôt sur cet album aux accents tantôt Radiohead, tantôt Smashing Pumpkins, en passant par Interpol. Avec un intérêt particulier pour "Make It Rain", "Wasted Heart" et "The Drifter". 

Me.Man.Machine étaient présents le 7 juin au Bleu Lézard de Lausanne. Si toutefois vous les auriez manqué, pas d’inquiétude il est à parier que nous les retrouverons dans la région plus vite que de raison.

 


3 commentaires

  1. “Car, de la qualité en Suisse il y en a beaucoup. ”
    MDR pour la formule. Je ne doute pas du tout de ce que tu avances (je suis français). Si tu voyais les pubs de campagne pour les vacances en Suisse (par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=9yjzkhfBM7Y ) tu me peux plus lire ceci de la même manière.
    Après, pour les groupes qui ne percent pas, je pense que c’est surtout un problème de nombre de groupe d’un coté, et de promotions trop petites de l’autre. Ce n’est pas qu’en Suisse. Un collègue de travail, d’un groupe de Metal (Resistance), vend ses albums dans l’Europe entière, joue dans des festivals au Danemark, en Allemagne, et vient tous les matins travailler incongnito… Dans une époque lointaine d’internet, on passait en France chez Drucker à la télé, et sur deux trois radios nationales. Maintenant? Tout est sur youtube, mais combien de vies pour tout voir? Nous, les chroniqueurs, faisons notre possible, mais bon…

  2. C’est comme partout. On a pas mal de groupes en France qui ne percent pas non plus. Le problème majeur c’est la diffusion. Les radios nationales ne diffusent que des merdes et les gens se contentent de ça. Aux Etats Unis il y a des radios spécialisées rock ce qui fait qu’un groupe comme Foo Fighters cartonne autant qu’une daube comme LMFAO…

  3. Je travaille dans un magasin de musique, au rayon des partitions, et je peux te confirmer :
    1 les gens ne cherchent que ce qu’ils connaissent pour 98 % des clients, un pianiste va d’abord chercher dans Beethoven Bach, Chopin, etc, comme un guitariste ne va chercher que dans AC/DC, Metallica, etc. Je ne critique pas ces grands artistes ou groupes, mais le manque d’ouverture du public français me déçoit.
    2 Souvent, ca n’existe pas quand c’est moins connu. Vu que la demande est trop faible, on y répond pas. Alors quand on me demande quelques groupes récents qui commencent à émerger, il n’y a rien qui est imprimé!
    Je dis ceci parce que je pense que c’est pareil pour la radio. Rien que Radio Nostalgie ne diffuse même pas de Bowie, de T-Rex ou des groupes pop/glam des années 70. En Allemagne, pour les stations que j’entends, il y a de tout, des années 60 à nos jours avec les années 80 et 90, et pas que Stone et Charden, C Jerome et autres “fleurons” des ventes de variété françaises.
    Une station comme NRJ en France diffuse le même programme toutes les 3 heures, c’est a dire qu’en écoutant la radio pendant 9h, on aura entendu 3 fois la même chanson. (C’est vraiment triste qu’il n’y ait pas plus de disques qui paraissent de nos jours…). La encore, c’est toujours les majors qui sont diffusés, et les labels indépendants qui doivent se débrouiller comme ils peuvent pour se faire entendre.
    Damien, je ne fais que confirmer ce que tu viens de dire, et je m’indigne qu’avec tous les moyens qu’on à actuellement, on a peut-être même moins de diffusion qu’a l’époque du vinyle…

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