dimanche , 18 novembre 2018
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Loading Data

Double Disco Animal Style

Label: Deadlight Entertainment

STONER - Vous connaissez Loading Data ? On retrouve du beau monde sur le troisième album du groupe français qui a su s'exporter.

Joli tour de force pour Lo S. Data, tête pensante de Loading Data (créé en 1999), que d'avoir traversé l'Atlantique à plusieurs reprises, collaboré avec des producteurs renommés et finir par faire cet album à Los Angeles avec des guests stars et produit par Alain Johannes (ex-QOSTA, Them Crooked Vultures, Chris Cornell). On y retrouve notamment Nick Oliveri (chant, ex-Kyuss, QOSTA), Adam Keller (batterie, Rock City Angels), Hoss Wright (batterie, Mondo Generator) et Alain Johannes également (choeurs, batterie, claviers, basse, guitare).

Le contenu de cet album de quinze titres est dense. Du pur stoner pour le premier morceau qui a donné le titre à l'album, "Double Disco Animal Style"… ça décoiffe ! Rythmique plus lourde pour "Give the Rat a Name", excellent groove sur "Teeth and Tongue", petit côté disco sur "Butterly Shelf" suivi par le plus seventies "So High". Nick Oliveri balance "Hanging Low", plus aéré tout en étant gras. "Round and round" tourne en rond et s’essouffle.

"Mezzoven" reprend le thème de l'Hymne à la Joie de Beethoven… Courte chanson « clin d'oeil » (issue d'une jam?), sans trop d'intérêt. Dès le neuvième titre, "Gift", on commence à sentir la répétition dans le style avec un riff rock'n'roll classique plutôt lourd. "Alright" suit dans la même veine, la voix de Lo, toujours dans les tons graves, n'intéresse plus car les notes utilisées sont trop similaires depuis le début de l'écoute… Petit air comique sur "I'm Not Gonna Take" It grâce à des riffs aigus et joyeux. "Armaggedon" tourne bien, très précise et carrée.

Ils se lâchent sur les sons plus électro de "Midnight Situation". Avant-dernier titre, le progressif "On My Heart", dure la bagatelle de 9'47 en répétant le refrain 24 fois à la suite sur les dernières 6 minutes (on ne sait pas si c'est pour la performance ou le gag). Les paroles sonnent comme un poème sur un riff gras, très martelé. Avec sa voix de crooner, Lo n'a pu s'empêcher de jouer "Palinka", genre slow des années 50' en version accélérée, pour clore cet album.

Bon son et excellente énergie mais la patte d'Alain Johannes est bien là et on croit entendre Queens Of The Stone Age, rythmes et riffs de guitares typiques, avec un vocal un peu plus grave. Dur de se détacher de ses influences ! Surtout quand on travaille avec les musiciens en questions !

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