mercredi , 19 septembre 2018
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Kodaline

In a Perfect World

Label: B Unique Records / Sony Music

POP-ROCK - On pourrait dire qu'ils sont les petits frères de U2 : de la même région, la même musique, quoiqu'un peu plus pop, avec juste 20-30 ans d'écart...

A comparer, c'est un peu comme la mode du fluo des années 80-90 qui revient cette été… on aime ou pas du tout ! Ce genre de pop-rock a déjà fait le tour de la planète avec U2 voir REM, Oasis, Coldplay ou Keane… C'est un flux continu dans la musique provenant des îles britanniques…

Kodaline s'est formé dans la banlieue nord de Dublin en 2011 ; alors que le chanteur Steve Garrigan, le guitariste Mark Prendergast et le batteur Vincent (Vinny) May jouaient ensemble depuis de nombreuses années. Ils furent rejoints par le bassiste Jason Boland en 2012. A noter que sur certains morceaux, ce dernier n'apparaît pas ; c'est Mark qui joue du clavier basse lors des enregistrements.

L'album IN A PERFECT WORLD est édité en version onze titres et en édition Deluxe avec trois titres supplémentaires issus d'EP sortis précédemment. Vous les aurez peut-être vus en première partie d'une tournée européenne des Cranberries.

Pour les membres de Kodaline, « la musique n'est pas que de la musique, c'est une thérapie. » Message qu'il font passer dans leurs morceaux progressifs et easy-listening, avec des guitares acoustiques, parfois saturées ou sonnant légèrement rétro, du piano et synthé ainsi que les éternels choeurs accompagnant une voix bien maîtrisée, claire ou un peu rauque, parfois trop aiguë, qui fait penser à celle de Matthew Bellamy de Muse. La basse sert surtout de « renfort », synchrone avec la batterie martelant les parties plus intenses.

En ouverture, "One Day" a tout du single : il nous fait replonger dans l'atmosphère planante de U2. Dans cette balade au tempo soutenu, les harmonies s'intensifient, les choeurs accompagnent la voix – un peu trop pleurnicharde (à la James Blunt). Mauvaise note pour le second titre, "All I Want"… Très lente et trop doucereuse, la première partie où Steve s'obstine à utiliser sa voix de tête donne envie de zapper… heureusement qu'un changement plus énergique et prenant intervient au bout de trois minutes (!), même si, là encore, les choeurs donnant du « oh oh oh ooh oohhhh » pendant une montée sans surprise qui ramène à une fin triste à souhait… Bof… Comme pour nous réveiller, "Love Like This" sort les guitares folk et l'harmonica sur un tempo rapide et entraînant : accrocheur mais convenu… Le morceau (sorti en EP avant l'album) a tout du radio edit. S'en suit l'autre single "High Hopes", avec force harmonies et choeurs, au refrain qu'on fredonne sans s'en apercevoir…

Très pop, "Brand New Day", le cinquième titre, sonne le glas pour moi… j'en ai assez entendu, assez écrit et vous laisserai écouter la suite tout seul… Le septième morceau par exemple, "Big Bad World", particulièrement réussi, ou le dixième, "Pray", plus dense et sombre (enfin !), beau mais trop court ! Il s'arrête en pleine progression, là où il aurait pu vraiment "exploser" et donner quelque-chose de plus rock et très prenant ! Dommage !

Alors, si vous aimez le style pop-rock bien produit avec des mélodies fraîches, accrocheuses, "happy" mais teintées de mélancolie, cet album est pour vous ! Il est cohérent et agréable à l'écoute mais pas la tasse de thé des gens qui ont besoin de disto rageuse et ténébreuse… ou qui ont déjà atteint leur quota de U2, Coldplay et compagnie… Surtout, je me demande toujours pourquoi certains chanteurs ont besoin de sortir des voix de tête si dépouillées de… tout attribut masculin…


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