dimanche , 23 septembre 2018
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San Cisco

San Cisco

Label: RCA / Sony Music

INDIE-POP-ROCK - L’été n’est pas fini avec San Cisco. Ce premier album nous envoie des sonorités chaudes et dansantes comme on les aime. Découverte.

San Cisco est un jeune groupe australien qui a sorti son album chez lui et chez Fat Possum fin 2012. Le temps que ça cartonne, que tout le monde en parle il arrive en Europe cet été via RCA (Sony) et c’est plutôt une bonne chose.  Ce premier album éponyme possède quelques bons titres taillés pour les ondes et faire péter les scores sur Youtube. Alors certes, c’est léger, c’est frais, sans prétention, mais ça marche. Les mélodies sont chouettes, les arrangements sont en place, on est rapidement dans l’esprit San Cisco. Le seul regret est que les grosses machines sont balancées au début et que par conséquent la fin du disque s’essouffle un peu. Mais nous n’en tiendrons pas rigueur, pour un premier disque la technique est bien connue.

Donc ça commence assez fort avec "Beach", une intro et un couplet plutôt planant avant que les chœurs ne se posent sur un refrain aérien comme les Crystal Fighters le font parfois. Il y a clairement quelques similitudes avec le groupe anglo-espagnol. Plus dynamique, plus rock, "Fred Astaire" est un titre entrainant. On change encore une fois d’atmosphère avec LE « tube » du disque, "Awkward" qui arrive bientôt au 5 millions de vues sur Youtube. Un titre aux sonorités (et paroles) enfantines, ou Jordi Davieson et la batteuse Scarlett Stevens se répondent par message pour histoire qui ne marchera jamais. Peut-être que dans 2 mois ce titre va nous saouler, mais en attendant, on se laisse prendre par cette pop joviale et rafraichissante.

La suite n’est pas mal non plus avec "Hunter" et ses relents pop-psychédélique. "No Friends" a un côté « strokesiens » dans le riff, ce qui n’est pas pour nous déplaire. En parlant de références, San Cisco cite plus volontiers des groupes comme Vampire Week End, MGMT ou encore The Flaming Lips. En effet, c’est plutôt une bonne source d’inspiration.
La deuxième partie du disque descend clairement d’un ou deux crans, c’est un peu dommage. Certains titres sont un peu fades, mais d’autres comme "Rocket Ship" et "Lyall" sauvent les meubles.

On ne va donc pas placer ce disque dans les révélations de l’année, il manque clairement 2-3 titres pour nous convaincre complétement, mais le potentiel est bien présent. On est content d’avoir découvert ces quelques bribes très intéressantes, on attend de voir la suite.


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