mercredi , 19 septembre 2018
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James Pants

James Pants

Label: Stone Throw / Namskeio

ELECTRO POP - Deux ans après la sortie de SEVEN SEALS le multi-instrumentaliste américain signe un retour marquant avec un troisième album éponyme. La mise à disposition aux internautes, en novembre dernier, du titre Darlin’, nous avait déjà donné un p’tit avant-goût de ce à quoi allait ressembler cet album.

Maintenant qu’on a en notre possession l’entier de la production, il en sort un premier constat, les morceaux sont les uns les autres d’une homogénéité musicale qui nous laisse penser que peu importe l’ordre dans lequel les 14 titres auraient pu être placés, il n’y aurait eu aucune mauvaise combinaison. Mais ce soucier de cela alors que nous vivons à l’ère des playlists aléatoires, des morceaux pompés achetés individuellement sur le net et d’un monde où le souci d’uniformité, de consistance et de cohésion d’un album n’est plus d’actualité auprès de la majorité, semble peu approprié. Eloignons nous donc des leçons de morale dont nous n’avons pas la légitimité et recentrons le débat sur des questions un peu moins futiles, car la complexité de la musique James Pants risque d’en déboussoler plus d’un et tenter de l’expliquer s’avère être un vrai défi. C’est assez simple, en essayant de le faire, on a rapidement eu l’impression de se retrouver devant un Rubik's Cube pour la première fois. Les couleurs sont multiples, bien mélangées, on les distingue bien les unes des autres et on a bien compris le principe mais il s'avère difficiles de les remettre dans l'ordre sur chacune des faces.

 

 Sur le point de trouver l’astuce

 

Passant de rythmes endiablés à des cadences plus nébuleuses, l’ensemble s’imbrique de lui-même grâce à l’ambiance électrisante d’une électro apaisée parsemée de guitares grinçantes et de voix synthétiques. Il apparait toutefois que l’atmosphère mystique de cet album nous a rendu quelques peu dubitatif quand à la capacité de James Pants à nous garder dans son univers tout au long des 44 minutes qu’il nous propose. Mais comme avec le cube multicolore, sans que cela ne soit une corvée on s’y est repris à plusieurs fois, car le potentiel est là et on sent qu’on est sur le point de trouver l’astuce.

 

 

Il faut s’accrocher, rien n’est donné gratuitement, en résumé c’est rempli de complications. Mais peut-être l’est-ce trop, car maintenant qu’on a pu jouer un moment avec, on a la certitude qu’il va diviser et que les avis seront tranchés. Ainsi, de deux choses l’une, soit on trouve le truc et finalement cela s’avère simple de fractionner la complexité, du coup on est conquis, on arrive à la conclusion que c’est vraiment fort et cela devient une de nos références. Ou alors, c’est trop embrouillé pour qu’on arrive au bout, on abandonne, ça nous gonfle et on se dit que c’est une arnaque. Mais si on se retrouve dans cette dernière situation, il ne fait désormais aucun doute qu’une fois l’expérience digérée, si l’on retombe dessus, ça sera plus fort que nous, il nous faudra retenter le coup. Et ce, qu’il s’agisse du casse-tête hongrois ou que l’on parle de la musique de James Pants.

 


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