mercredi , 14 novembre 2018
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Impetus Festival

Retour sur l'édition 2010

Impetus Festival, avril 2010


La première soirée du festival Impetus attaque fort. Nouveauté remarquable dans le paysage des festivals atypiques d’Europe, cet événement qui se veut ouvert et bruyant semble bien tenir ses promesses après une seule soirée. Vivement la suite!

20h45, le temps de passer au « Bar Bu », billetterie calembour sous les arches du grand pont pour chercher son billet, on file au Romandie pour assister à la soirée métal du jour (et surtout se réchauffer). On retrouve la salle que l’on connaît bien, pas de déco particulière, pas de prix majorés, que dalle, c’est pour la musique qu’on vient. Si tu veux de la déco, file au Paléo.

 

Si tu veux de la déco, file au Paléo

Juste le temps de se chercher une bière, et on entends les amplis de LOST SPHERE PROJECT s’allumer, le batteur donne deux coups de caisse claire, le chanteur nous enjoint de décoller du bar et Bam. Ça attaque directement. Les guitares bourdonnent, le chanteur ressemble à un ours qui tourne en cage. Il fait des allers-retours devant la scène, tenant fermement son micro. Ils nous annoncent “Grindcore Torturé”, je ne suis pas un expert en Métal, mais ça chie plus que de raison. C’est bon, fort et très très rapide. Ils remuent dans tous les sens, on sent une vraie bonne humeur, malgré leur look de gars qui ne rigolent pas,on sait qu’ils prennent un pied énorme sur scène (ou devant la scène pour le chanteur qui y passera la quasi totalité du concert).

Après la fin du concert, pas vraiment le temps de se reposer, une bière au bar, une clope, et c’est déjà au tour de la grosse pointure de la soirée. Les Américains de NACHTMYSTIUM. Le programme nous annonce du black métal avec des refrains, je ne les pas entendus. Mais ça ressemblait à du heavy 70 avec des disto à coin. Un concert sprint d’une 30aine de minutes à boulet. Les amplis souffrent, la puissance est au rendez-vous.

Puis la soirée prend un rythme plus tranquille (si on peut dire) avec les régionaux de SLUDGE accompagnés par OKTOPUS, le tritpaouilleur de sons de Dälek, le groupe de hip hop le plus noisy des States. Ça envoyait sec, mais les apports électroniques de la pieuvre se cachent bien, on entend bien cette basse dub lancinante entre les chansons, quelques apports de percussions, mais il faut tendre l’oreille pour y trouver de l’intérêt. En plus, comme visuellement le monsieur est dans l’ombre derrière son ordinateur, on n’arrive pas vraiment à savoir ce qu’il fait. On reporte donc notre attention sur les Suisses qui balancent un superbe concert, la puissance et la justesse sont là et ça dégomme. C’est moins rapide que leurs deux prédécesseurs sur scène, et (pour moi) plus facilement appréciable.
Bref, ce fut une toute toute bonne première soirée pour ce festival mutant et on attends la suite avec impatience.

Nachmystium

 

Sludge

 

Sludge

 

Lost Sphere Project

 

Laurent Marthaler et Laurent Küng

 

Jake Cavaliere et Laurent Marthaler


SLUDGE feat. OKTOPUS from anaïs goudal on Vimeo.

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