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Foals

Review du Fri-Son

Fri-Son, Fribourg (CH) Mercredi 8 décembre 2010


REVIEW Au Fri-son, ce mercredi 8 décembre, il y avait un spectacle de
divertissement sonore, une féerieperformentielle originale et cohérente, qu’il
ne fallut pas manquer. Au fri-son, ce mercredi 8 décembre, il y avait FOALS, et
ils ont joué de la musique.


précis, agressif, intense

Il ne fallut pas manquer cette
performance phonique, ce mercredi 8 décembre, pour les deux raisons suivantes,
et ces deux raisons seront autant d’arguments qui auront pour destin de vous
convaincre de votre erreur d’avoir manqué FOALS au Fri-son. Premièrement FOALS
ne vient pas très souvent en Suisse, et, avec une probabilité plus faible
encore, du côté ouest du Grütli. Et, deuxièmement, parce que FOALS, quand ils
font de la musique, ils font des chansons jolies et avec des belles mélodies
dedans. Donc, ce mercredi 8 décembre, il y avait FOALS au Fri-son et nous
aussi.

Un peu comme si des musiciens de
chansons paillardes reprenaient du Kraftwerk

La foule était jeune et dense
devant, vieille et dispersée derrière, en suivant une courbe exponentielle
descendante, mais très faiblement. Rien de très original jusqu’ici. La première
chose qui m’interpelle quand j’écoute FOALS tant en live qu’en album, c’est ce
son de caisse claire. Ce son sec, aigu, puissant, concis qui ne s’orne que de
son agressivité et de rien d’autre. Et j’ai l’impression qu’il est le symbole
de FOALS. Ce concert au Fri-son était à l’image de ce son de caisse
claire ; FOALS est précis, agressif, intense. D’ailleurs l’intensité, ou
plutôt, l’utilisation de la densité, sa gradation est une des qualités
principales de FOALS. Ils savent gérer leur énergie et construisent
intelligemment leurs morceaux. Ils n’envoient pas tout d’un coup, et retiennent
savamment le paroxysme.  Une autre
qualité indéniable de FOALS, c’est l’association de la précision, du côté
machinal de la musique, à une face indéniablement humaine. Ils sont précis,
efficace et tout ça, mais ils ne s’en contentent pas. Ils font passer cette
machine en eux, et ça la rend humaine. Un peu comme si des musiciens de
chansons paillardes reprenaient du Kraftwerk, pour prendre deux exemples
extrêmes.

Après une heure et demi de
concert, une tentative d’interview avec le chanteur qui, adolescent, était
surement champion d’aviron vu sa stature, on repart ému par une machine. 


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