vendredi , 16 novembre 2018
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Festival du Gibloux

Review

Vuisternens-en-Ogoz


Il n’y a pas que les gros festivals en été. On connaît tous des petits festivals autant sympathiques qu’originaux, dans un coin perdu, un espace insolite ou même dans une maison (enfin, pas souvent). Bref, voici le Festival du Gibloux, à Vuisternens-en-Ogoz, qui s’est déroulé début juillet.

L’été enfin là, les festivals battent leur plein et tout bon amateur de musique se dirige ici et là entre Nyon, Montreux, Interlaken ou encore Belfort pour ne citer que quelques villes festivalières. La presse relate avec passion les concerts des grosses têtes d’affiches internationales et laisse parfois de côté un certains nombres d’événements qui mériteraient d’être un peu plus sous le feu des projecteurs. Lords of Rock n’oublie pas les plus petits, dont l’incroyable Festival du Gibloux qui s’est déroulé à Vuisternens-en-Ogoz. Si vous ne connaissez pas le Gibloux Festival, vous serez surpris d’apprendre qu’il s’agit déjà de sa 24ème édition. Eh oui, à Vuisternens-en-Ogoz, ils n’ont pas attendu sur le fait qu’aller au festival l’été devienne un phénomène de mode pour organiser des concerts.

 

Depuis quelques années le festival s’est orienté vers un concept écologique (toilettes sèches, accent sur le recyclage) et propose la gratuité des concerts. Le cadre est magnifique, en pleine nature, avec la forêt comme camping, Le public du festival est très varié. Il y a des familles assez baba-cools, des rasta-roots, pas mal de punk,s des gens de tout âge de la région, des chiens, le tout dans une ambiance très relaxe et très festive. Durant le week end, on ne se limite pas qu’à de la musique, il y a des ateliers de land art, de peinture ainsi que d’autres animations. Il est évident qu’un festival gratuit au bord d’une forêt ne va pas pouvoir s’offrir Radiohead ou Metallica, néanmoins l’intérêt de proposer des concerts alléchants est grand et le résultat est plus qu’honorable. Les découvertes locales sont toujours originales et dans l’esprit festif du Gibloux. Quant aux têtes d’affiches, elles sont de renommées et de qualité.

 

 

Irréductibles du Gibloux

 

 

On retiendra quatre concerts de cette soirée. Tout d’abord les Yverdonnois de Polymorph Instrumental Project qui mélangent astucieusement les styles musicaux (rock, ska, jazz, trip-hop) pour un tout qui est très agréable. Les Genevois de Mama Rosin, signé chez Voodoo Rythme et son révérend. Un concert qui est monté en puissance au fil des minutes pour un final très rythmé. Quand le rock cajun de New Orleans fait écho dans les forêts gruyériennes… Dans un registre plus sec, les français de Schwere Artillerie ont déballé leurs tripes et leur punk-hardcore. Ca décape ! Les voix, de façon hurlée et assez hautes ainsi que l’énergie déployée par les musiciens ont décoiffé les festivaliers. Les quelques punk présents, entre quelques canettes ont apprécié ce moment de douce poésie.

 

 

 

 

Et enfin, Firewater, tête d’affiche du vendredi soir a comme à son habitude apporté de la bonne humeur et fait bouger le public. Une playlist sans véritable surprise, avec principalement les titres du dernier album THE GOLDEN HOUR qui sont toujours aussi efficaces en live. On regrettera “Weird To Be Back” et “Hey Clown” qui figuraient sur la setlist au pied de Tod, mais qui n’ont pas été jouées. Quand on aime, on aimerait en avoir pour toute la nuit. On espère sincèrement que le Festival continue dans sa lignée et on donne rendez-vous l’année prochaine aux irréductibles du Gibloux et aux curieux pour fêter la 25ème édition.


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