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Epica

The Quantum Enigma

Label: Nuclear Blast / Warner

METAL SYMPHONIQUE - Il me plairait un jour de commencer une chronique sur un album d'Epica de manière positive, avec une phrase qui expliquerait mon enthousiasme et ma surprise quant à la découverte de ce nouvel album. Un jour. Peut-être. Mais pas aujourd'hui.

Lorsqu'Epica a annoncé la sortie de son 6ème album studio THE QUANTUM ENIGMA, il m'était déjà possible d'en prédire la composition : 13 titres, dont un titre introductif orchestral qui tournerait autour des 2 min, un interlude instrumental en plein milieu, un titre conclusif qui avoisinerait les 10 min. Et en prime, ils nous resserviraient leur vieux rythme pourri dès le deuxième morceau. Je ne m'étais pas trompé. Je dois avouer qu'hormis ce rythme qui fait désormais leur marque de fabrique, j'ai quand même été embarqué par la dynamique des strophes de "The Second Stone". Mais c'est le seul espoir de rémission détecté sur l'album. Il y a toujours un élément quelque part qui stoppe mon intérêt. Au sein d'une même chanson, ils sont capables de passer d'un moment très doux à un moment très agité d'un instant à l'autre. C'est souvent là que l'auditeur se perd. Et il n'y a pas une chanson de laquelle on puisse dire qu'elle est prenante du début à la fin. « The Essence Of Silence » est un titre dont le refrain a manifestement été construit pour être celui d'un single. On peut tout de même se demander quel est l'intérêt de placer un solo de violon très expressif au tout début de l'introduction si c'est ensuite pour l'enterrer avec un rythme à la Symphony X ? Cohérence ?

Deuxième aveu : « Unchain Utopia », un titre typiquement Epica, fait quand même son petit effet. Il renvoie au Moyen-Âge (thème très largement exploité tout au long de la carrière du groupe) avec cette introduction de ménestrel à la guitare sèche et ce refrain très sacré. On quitte les Croisades pour des contrées asiatiques le temps de l'interlude « The Fifth Guardian ». L'occasion de souffler un peu parce qu'on sait que derrière d'autres titres attendent de pouvoir déclencher leur catapultes, et que l'écoute est loin d'être terminée. On remarquera encore l'introduction de « Chemical Insomnia », clone de « Dies Irae » du Requiem de Giuseppe Verdi. Sur la fin de l'album, les titres se suivent et se confondent, jusqu'à la conclusion « The Quantum Of Enigma ».

Le groupe avait annoncé que cet album serait bien plus intense et émotionnel que les précédents. S'ils ne l'avaient pas dit, je crois qu'on ne se serait même pas aperçu de l'effort. Le jour où Epica réussira à me toucher à travers sa musique, ma sensibilité aura atteint un seuil de tolérance extrêmement élevé. Sous la menace je pourrais éventuellement me forcer à pleurer. Je m'entraîne déjà en écoutant "Canvas Of Life", LA chanson douce de l'album, où l'effort d'émotion semble être le plus perceptible. Semble.

Un autre point : la pochette. Faut-il vraiment en parler ?! Allez, je me lance. Je ne sais pas qui est à l'origine de cette… oeuvre, mais j'espère qu'il a un bon avocat ! Parce qu'à la place du groupe, je ferai un procès à ce type pour agression visuelle. J'ai bien sûr conscience qu'il s'agit du choix du groupe puisque leurs couvertures n'ont jamais été remarquables, mais on peut quand même s'interroger si un graphiste professionnel se fait réellement payer pour réaliser des pochettes pareilles ! Parce que si c'est le cas, a-t-il conscience que c'est simplement hideux ?

Je m'arrête ici avant de me faire lapider par les plus fervents admirateurs du groupe, ceux qui, pendant un concert (pour avoir assisté à l'un d'entre eux), bougent dans tous les sens sans faire attention aux personnes qui les entourent, de préférence en-dehors du rythme de la musique qu'ils sont censés écouter, regarder et savourer, en observant le sol et en agitant frénétiquement la tête d'une façon violente mais surtout étrange, leurs cheveux longs et noirs retombant sur leurs visages ruisselants de sueur (dis-je alors que j'arbore la coupe du Métalleux).

Je terminerai par cette question : quel est le point commun entre Epica et Mylène Farmer ? Non ?! Vous ne voyez pas ?! Eh bien, dans les deux cas, on ne comprend rien à ce qu'ils essayent de nous raconter. Le fond ne parle pas plus que la forme. Ce qu'on attend d'Epica c'est qu'ils changent leur formule. Mais « Kingdom Of Heaven » est en attente d'une troisième partie (si on considère qu'ils vont continuer de fonctionner par trilogie), donc cela n'arrivera malheureusement pas sur le prochain album.


Un commentaire

  1. Cher Sedastian, il me plairait d'etre poli mais Épica c'est de la merde!

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