vendredi , 20 juillet 2018
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Darkhaus

My Only Shelter

Label: SPV / Musikvertrieb

ROCK - Groupe de formation internationale, Darkhaus revisite différents styles de rock avec une touche électro. Chronique.

Darkhaus est basé en Allemagne et a été fondé par Rupert Keplinger (guitare, synthé) et l'américain Gary Meskil (guitare, membre fondateur de Pro-Pain). Les autres musiciens sont : le batteur allemand Paul Keller, le chanteur écossais Kenny Hanlon et un autre membre de Pro-Pain, le guitariste Marshall Stephens.

Ce premier album, MY ONLY SHELTER se veut prolifique puisqu'il comporte quatorze titres ainsi que deux remixes techno. En parcourant les morceaux, diverses influences en ressortent ; par exemple HIM, Depeche Mode, Rammstein, Queens of the Stone Age.

Très « synth-rock », "Life Worth Living" annonce la couleur. Il mélange un côté rock et rude mais mélodique à un rythme qui flirte avec le disco ou mêlé à de l'électro plus moderne. D'autres titres, tels que "Our Time",  "Breaking the Silence" ou "Grace Divine" sont dans la même veine, voire un peu plus industriel, on y reconnaît bien la « patte » germanique…

Certains titres, comme "Ghost" et "Don't Close Your Eyes" jouent sur plusieurs tableaux, d'abord du rock plutôt « conquérant », genre néo-glam rock avec des refrains qui s'envolent puis une parenthèse plus métal pour mieux reprendre la progression. On notera aussi une influence nordique sur certains morceaux… Rapide et enlevé, "Break Down the Walls", plus typé metal, contient des riffs qui nous rappellent Metallica, tandis que "Hour of Need" se réclame plus de l'indus cher à Rammstein. "Looks Like Rain" tient plutôt de la ballade électro-rock même si le tempo n'est pas lent contrairement à "Apostle" ou "Hurts Like Hell" (qui contient néanmoins des riffs metal).

Je ne vais pas détailler ici tous les titres et encore moins les versions techno de "Breaking the Silence" et "Life Worth Living", efficaces mais pas au goût de tout le monde…

L'impression générale qui ressort de tout ça est que le fond se veut sombre, agressif et couillu sous une forme édulcorée, super-produite et bien lisse… L'ensemble est cohérent – les morceaux tournent bien – c'est donc une réussite dans le style voulu par le groupe mais après c'est à vous de voir, heu d'écouter… ça me fait penser à ces musiques que l'on destinerait à des adolescents, comme quand Green Day a sorti son punk pop, assurément plus radiophonique que le punk lui-même…


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