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Dark Was The Night

A Red Hot Compilation

Irascible


« 2 CDs… Over two hours of music » assurent les concepteurs de DARK WAS THE NIGHT, compilation parue chez 4AD et importée chez nous par Irascible. Compilation est un faible qualificatif pour ce splendide objet. Les concepteurs ? Les frères Aaron et Bryce Dessner de The National. Au total, 32 titres exclusifs – oui – ont été enregistré rien que pour l’événement. On savait les frères Dessner prêts à monter au front en matière de politique – en 2008, ils avaient activement participé au lynchage publique de W – cette fois-ci, c’est pour l’organsation Red Hot qu’ils militent, en renversant tous les bénéfices à cette ONG dédiée à la récolte de fond pour la lutte contre le SIDA.

Si l’action est belle et touchante, le contenu n’est pas pour autant mièvre et empathique comme nombre de réunions d’artistes lors d’actions sociales.  En deux disques, DARK WAS THE NIGHT rassemble, osons-le dire, la crème indépendante du moment : Andrew Bird, Arcade Fire, Beirut, Bon Iver, The DecemberistsIron & Wine, The New Pornographers, Yeasayer, Conor Oberst, Spoon, Stuart Murdoch de Belle And Sebastian ou encore le producteur Dave Sitek. Il y a aussi quelques artistes qui repointent le bout de leur nez et qui réjouiront le passioné, à l’instar de Yo La Tengo ! très en formes sur une reprise de Snapper, de Cat Power entourée de ses désormais fidèles Dirty Delta Blues, Buck 65 en duo ici avec Serengeti et un qu’on attendait depuis trop longtemps : Sufjan Stevens, présent à la fois avec le rappeur-caboteur, mais surtout dans un “You Are The Blood“, repris des Castanets, à la mesure du personnage : complètement dingue. Oh que la suite de ses aventures s’annonce passionante !

DARK WAS THE NIGHT réserve aussi quelques surprise, comme cette collabration entre les new-yorkais Blonde Redhead et Devastations sur “When the Road Runs Out“, ou celle entre les petits nouveaux Grizzly Bear et Feist, ou Justin Vernon ainsi qu’Antony Hagerty avec les frères Dessner. Cela dit, la palme du featuring, genre toujours scabreux, est cette assocation démentielle entre Dirty Projectors et David Byrne : dès les premières mesures, les Talking Heads, groupe de ce dernier, ne sont pas loins. “Knotty Pine“ ouvre cette compilation et prendra sa place dans le top 10 des meilleures morceaux de 2009, on en est sûr. Imparable. Inutile de dire qu’il n’y a mais alors aucune raison de ne pas acquérir ce double CD.


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