samedi , 15 décembre 2018
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Black Box Revelation

Tattooed Smiles

Label: Universal Music / Irascible

INDIE-ROCK – Le duo belge des Black Box Revelation fait partie de ces groupes que l’on suit depuis le début de leur carrière. On était là pour acclamer « Set Your Head in Fire », on les a vu au Bleu, au Bad Bonn, on a pas mal discuté avec eux et 10 ans plus tard, on est toujours là pour accueillir le p’tit dernier.

En 10 ans, il s’en est passé des choses. Le groupe composé de Jan Paternoster (chant / guitare) et Dries Van Dijck (batterie) a sorti d’excellents albums, voire même QUE des excellents albums et tourné un peu partout, sans relâche. Une vie de musiciens, on the road, sans non plus atteindre des sommets, car même si le groupe a un vrai bon public fidèle, il ne va pas s’étendre et vendre son âme au diable pour attirer le fan superficiel follower d’un temps. Les Black Box Revelation tournent dans des clubs, de petites et moyennes tailles en donnant tout. A chaque fois. Et c’est ça qu’on aime.

Si le son des BBR a toujours eu ce grain particulier, ce côté brut de décoffrage, rentre-dedans, on observe que sur TATTOOED SMILES, il y a plus de rondeur, plus de légèreté (Mama Call Me Please). N’y voyez pas un embourgeoisement ou une quelconque recherche pop, le duo puise toujours son inspiration dans le blues-rock. Ils arrivent nous toucher en quelques accords, quelques riffs bien placés. La magie opère bel et bien. Un fond de mélancolie est souvent présent dans les titres (Blown-Away) et la voix puissante et plaintive de Mister Paternoster se marie à merveille avec l’atmosphère proposé. On retrouve toujours des titres couillus (Tatooed Smiles) qui nous rappellent les belles heures de BBR.

Ce 5ème album des BBR est donc une vraie bonne nouvelle, même si la fin du disque retombe d’un poil. On ne leur en voudra pas d’essayer de nouvelles choses. On notera la présence de deux featuring sur la fin dans des styles diamétralement opposés. Il y a tout d’abord ce brave Seasick Steeve qui vient poser sa voix de bluesman-crooner sur "Built to Last". Et pour le 2ème featuring, les Black Box ont choisi leur compatriote et rappeur Elvis Roméo. "Laisser Partir" un morceau qui alterne pop-rock en anglais sur les couplets et refrain en français avec la voix du rappeur. Ces 2 featurings ne sont pas les incontournables du disque, mais méritent toutefois qu’on s’y attarde.

Signalons encore que le groupe sera à nouveau en concert dans la cave du Bleu Lézard le 6 décembre prochain. Et si vous n’avez pas l’occasion d’y aller, on vous laisse avec l’excellent clip « Tattooed Smiles » qui a nécessité 140 fans volontaires prêts à se faire tatouer pour apparaître sur ce clip en stop motion. Quand on vous disait qu’ils ont un public fidèle, c’est beau l’amour !  


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