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Balinger

Balinger EP

Label: Autoproduction

POP-ROCK - On vous présente aujourd'hui une découverte, Balinger, jeune groupe parisien qui a parfaitement réussi son coup avec un premier EP.

L’album démarre sur un rythme soutenu avec "Fire Burning". Les couplets semblent réfréner l’énergie du groupe avant l’explosion du refrain : « There’s a fire burning in my head ».  Une pause de douceur permet d’apprécier la belle voix avant de redémarrer de plus belle. Le morceau est travaillé, élaboré. Retour au calme avec "Blow on Your Fears".  Ce morceau dérive un peu vers la pop rock naïve, avec un caractère moins appuyé.  Mais le chanteur pousse sa voix, c’est un pur plaisir d’entendre «  Don’t be afraid of dying, we all die ». La fin du morceau est agréable, la basse se déchaine, annonçant l’arrivée des riffs saturés, avant que la voix sourde s’arrête brusquement. Changement total de registre avec "How Does It Feel" : la folk acoustique plutôt joviale qui débarque nous ferait penser au Kooks. « how does it feel when you’re left on your own walking with your memories » : Le chanteur Jim gère très bien sa voix, cela donne envie de les voir en concert ! Difficile à croire que l’on écoute leur premier EP.

On quitte vite cette ambiance de gaieté avec "December Song" : très surprenant, le morceau est sombre, suicidaire, mais aussi réaliste : « I heard nothing matters, money replaces our valors ». La noirceur et la tristesse qui se dégagent du titre font effectivement penser à une longue et froide nuit de décembre, le titre est complètement approprié.  Une dernière pointe de gaieté revient dans le morceau, avec un rythme plus soutenu, avant de sombrer de plus belle. "All Alone" est un vrai paradoxe : un rythme agité, des riffs saturés, une batterie qui s’impose, en somme un rock sombre pour les refrains tandis que les couplets sont plutôt légers, avec un arpège très aérien.  On termine avec "Voices" : le début est assez calme, la voix étant seulement accompagnée de la guitare électrique. Une mélancolie générale s’empare du morceau, les riffs saturés renvoient une tristesse chaotique envahissante.  Les voix dans la tête de Balinger semblent toutes se réveiller en même temps, le groupe tourne fou pour terminer l’EP. Excellent, bien qu’un peu trop sombre par moments. Le groupe sera en concert à Rock en Seine le 25 août !


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